Le grand bilan.
7 français sur 10 ne savent pas ce qu'ils toucheront à la retraite. Et vous ?
Faites votre bilan retraite !

vendredi 30 décembre 2011

Le mythe de la hausse des prix et de l'Euro (source lexpansion.com)

Alors que la monnaie unique fête sa dixième année d'existence, les Français l'accusent d'avoir fait s'envoler les prix. C'est faux. Explications.
REUTERS/Charles Platiau
Il y a dix ans, le 1er janvier 2002, l'euro remplaçait le franc dans le quotidien des Français. Dès sa naissance, la monnaie unique européenne a été accusée par l'opinion d'avoir favorisé l'inflation. Aujourd'hui encore, cette idée est majoritaire: selon un sondage Ifop réalisé début 2011, 86% des Français jugent que le passage à l'euro s'est traduit par une forte hausse des prix. L'antienne est connue: un euro d'aujourd'hui vaut un franc d'hier. Autrement dit, en dix ans, les prix auraient été multipliés par six. Fantasme ou réalité?
Le passage à l'euro s'est-il traduit par une forte hausse des prix?
A l'aube du passage à l'euro, en novembre 2001, les deux tiers des Français s'inquiétaient de l'effet inflationniste qu'allait engendrer ce bouleversement de leur vie quotidienne. En réalité, le passage à l'euro n'a eu qu'un impact limité sur les prix (+0,16% en 2002), selon une étude réalisée par l'Insee en 2003. Car les prix avaient commencé à augmenter avant l'entrée en vigueur de l'euro, en 2001 (+0,12%). C'est dans le secteur des services que les prix ont le plus augmenté en 2001-2002 (+0,8%), notamment dans les cafés et restaurants. Dans l'alimentation, l'effet euro ne fut que de +0,4%. La forte hausse des prix dans ce secteur (+6,3% entre 2000 et 2002) est en effet due à d'autres facteurs (conditions climatiques défavorables, hausse du prix des matières premières, crise de la vache folle, concentration du secteur de la grande distribution, etc.).
Comment ont évolué les prix depuis dix ans?
L'indice des prix à la consommation en France a progressé en moyenne de 2% depuis 2002, soit une hausse cumulée de 14,4% - en comparaison, l'inflation cumulée durant la période 1990-1998 atteignait 17,2%.
Evolution de l'indice des prix à la consommation en France année indice base 100 en 1998 / évolution en moyenne annuelle/ évolution depuis 2002 :
2002 105,89
2003 108,12 2,1% 2,1%
2004 110,43 2,1% 4,3%
2005 112,36 1,7% 6,1%
2006 114,24 1,7% 7,9%
2007 115,94 1,5% 9,5%
2008 119,20 2,8% 12,6%
2009 119,31 0,1% 12,7%
2010 121,13 1,5% 14,4%
Source: Insee

Ce chiffre global cache cependant de fortes disparités. Alors que certains secteurs enregistrent de fortes baisses - l'électroménager, l'électronique grand public, le textile, l'automobile, etc. -, d'autres au contraire ont connu d'importants "dérapages de prix, notamment dans les dépenses contraintes des ménages que sont le logement, l'alimentaire et le transport", indique Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir. Selon une enquête à paraitre mardi dans le magazine consumériste Que choisir, les prix dans ces trois postes clés de dépenses des ménages ont bondi de 35 à 40% depuis 2002. A titre d'exemple: le prix de la baquette de pain a grimpé de 27%, celui d'un poulet d'un kilo de 47%, tandis que les loyers ont bondi de 34% dans la capitale et de 32,8% en province.
Qu'est-ce qui explique cette hausse?
"L'euro est un bouc émissaire facile de la hausse des prix, pourtant il n'a pas grand-chose à voir avec la formation des prix. Il faut que les consommateurs comprennent que ce n'est pas la monnaie unique qui génère de l'inflation mais le manque de concurrence et de régulation dans certains secteurs, explique Alain Bazot. C'est la conséquence d'une libéralisation des prix insuffisamment régulée." La hausse vertigineuse des prix du logement est ainsi due à un déséquilibre du marché entre l'offre et la demande. Celle des transports est liée pour partie à la hausse des cours du pétrole, qui dépendent de la demande mondiale et des crises géopolitiques, et pour une autre à un manque de concurrence dans le rail. Quant à la hausse des prix des produits alimentaires, elle est due à la flambée des cours des matières premières, mais aussi, et surtout selon l'UFC-Que Choisir, aux marges croissantes des distributeurs.

jeudi 1 décembre 2011

Fonctionnaires : votre retraite mérite mieux que le contrat PREFON !

Vous êtes fonctionnaires et vous avez sûrement entendu la dernière campagne publicitaire de PREFON Retraite sur les ondes. Depuis longtemps, ce contrat est considéré par l'incontournable de la retraite complémentaire spécifiquement dédiée à la fonction publique mais savez-vous que vous pouvez choisir n'importe quel autre contrat du marché afin de compléter vos revenus une fois votre vie active terminée ?
Depuis plusieurs années, la valeur de service de la PREFON est "stochée" au plus bas, ce qui signifie en clair que la valeur de votre future retraite n'évolue presque plus. En 2010, le rendement était même inférieur aux régimes ARRCO et AGIRC déjà mal en point ! Pire, les personnes déjà retraitées voient leur rente stagner et ce n'est que le début...
A titre de comparaison, le contrat PAIR de l'Agipi a délivré en 3 ans plus de rendement ce que la PREFON a fait en 5 ans. Alors avant de choisir une complémentaire retraite, regardez bien tous les paramètres  et ne cédez pas aux sirènes des spots publicitaires !

mardi 22 novembre 2011

Personne n'est à l'abri de vivre vieux !

Les dernières statistiques sur l'espérance de vie sont éloquentes : on vit de plus en plus vieux ! On parle très souvent d'espérance de vie à la naissance qui est une donnée très intéressante pour connaître l'état de santé d'une nation mais on ignore en général l'espérance de vie d'un retraité.

Or cette donnée est essentielle. En effet, comment évaluer ses besoins lorsque son activité professionnelle aura cessée. Doit-on se baser sur une espérance de vie moyenne ? Comment l'évaluer si on est un homme ou une femme ?
Bien sûr, on ne peut (heureusement) pas prévoir la date de son décès. C'est pourquoi les contrats de type retraite proposant des versements de rente à vie sont parfaitement adaptés pour répondre à cette problématique. Ils le sont d'autant plus que les récentes évaluations d'espérance de vie à la retraite donnent les chiffres suivants :
- A 65 ans un homme a une espérance de vie de 89 ans (soit 24 ans après ses 65 ans).
- A 65 ans une femme a une espérance de vie de 92 ans (soit 27 ans après 65 ans).
Et ce n'est qu'une moyenne ! Les centenaires deviennent de plus en plus nombreux.
Ces chiffres continueront à augmenter.

Alors s'il faut vivre vieux, faites en sorte de vivre le mieux possible et si possible sans dépendre de votre famille !

jeudi 10 novembre 2011

Le dispositif Scellier c'est terminé, il était temps !

Parmi les changements fiscaux 2012, on notera plus particulièrement la fin brutale du dispositif Scellier qui a coûté énormément au contribuable français.
En effet, principale niche fiscale immobilière, le Scellier s'était imposé comme l'incontournable de la défiscalisation immédiate aux yeux du grand public et ce grâce aux nombreuses campagnes de publicité menées par les promoteurs.

Quelles en ont été les conséquences ?
- Achat de biens surpayés par rapport au rendement locatif espéré (et dans quel état seront ces biens dans 10-20 ans lorsqu'il faudra songer à leur revente ?)
- La masse d'argent financée par les aides publiques pour le secteur de l'immobilier (37 milliards d'euros) est presque équivalente à l'impôt sur le revenu (46 milliards) ! C'est autant de manque à gagner pour l'état donc pour les contribuables.
- L'immobilier est devenu plus cher pénalisant ainsi les primo-accédants.
- Enfin, on a fait croire que le Scellier était une opération miracle permettant d'économiser de l'impôt. Certes c'est un dispositif qui a permis aux gros contribuables d'optimiser leur fiscalité mais qu'en est-il des petits ? L'économie fiscale a en majorité servi à financer le promoteur qui a profité de l'aubaine pour vendre à prix fort.

Ce n'est que le début d'un retour à la normale avec espérons-le une retombée des prix de l'immobilier qui permettra au plus grand nombre de devenir propriétaire et ainsi commencer à bâtir un socle de patrimoine.

mardi 6 septembre 2011

Finalement ce sera 30 ans !

Last but not least !
Dernier revirement du gouvernement au sujet de la taxation des plus values immobilières : il faudra donc désormais attendre 30 ans pour être totalement exonéré.
Décidément il est difficile de tenir un cap de réformes !
A quand la prochaine nouvelle ?

lundi 5 septembre 2011

Immobilier locatif et résidences secondaires : vers un nouveau dispositif

Après les quelques errements désormais habituels de nos gouvernants, les plus values réalisées lors d'une cession immobilière hors résidence principale bénéficieraient d'un abattement à partir de la sixième année de détention (comme c'est le cas actuellement) mais s'étaleraient sur 20 ans (au lieu de 10). L'abattement serait égal à 5% par année au-delà de 5 ans de détention et l'exonération totale n'interviendrait donc qu'au bout de 25 ans.

jeudi 1 septembre 2011

Les 5 principales niches fiscales dans le collimateur... Mais pas tout de suite !

Paradoxe ? Stratégie politique ? Immobilisme ?

La récente étude sur les niches fiscales qui ne rapportent rien à l'état, ou plutôt celles qui coûtent vraiment de l'argent à l'état, met le gouvernement dans l'embarras. En effet, comment remettre en cause les avantages fiscaux dont profitent de nombreux Français à moins d'un an d'une échéance présidentielle ? C'est très simple : on remet ça à plus tard ! Il convient dès lors de rester vigilants car il n'y a pas de fumée sans feu et ces avantages risquent d'être remis en cause qu'il y ait ou non une alternance présidentielle dès 2012 car il va bien falloir un jour ou l'autre combler les dettes...

Les cinq niches les plus inéfficaces (selon le rapport de l'Inspection des Finances) :
- L'abattement de 10% sur les pensions de retraites
- Les réductions d'impôts pour les emplois à domicile
- L'investissement outre-mer
- L'investissement Scellier
- La TVA à 5,5% dans la restauration (sur ce dernier point des réserves sont émises car il n'a pas été possible d'évaluer précisément les conséquences sur les emplois créés par cette mesure).

Le gouvernement a promis de ne pas toucher aux deux premières niches jusqu'aux élections de 2012. Effectivement, les personnes concernées sont très nombreuses et le risque électoral est important (retraités, familles...) !

vendredi 26 août 2011

La réforme de la dépendance une nouvelle fois reportée

C'est l'Arlésienne, mais était-ce le bon moment pour traiter ce dossier ?

Il est désormais acquis que la réforme de la dépendance sera un boulet à traîner pour nos futurs dirigeants. Projet phare du programme des présidentielles 2007, aujourd'hui ce n'est toujours qu'un projet... Et la crise est passée par là.Autant dire que face aux besoins sans cesse croissants des personnes dépendantes, face au viellissement de la population, face aux déficits de tous nos régimes sociaux, on ne voit pas bien comment l'équation pourra être résolue, du moins collectivement. Les caisses sont vides et le resteront pour un bon moment.

Reste la solution individuelle, qui est d'ailleurs celle retenue par la grande majorité des pays développés (évidemment ceux dans lesquels on vit le plus longtemps). A l'approche de la cinquantainte, tout citoyen doit se poser la question du financement de ses vieux jours, surtout lorsqu'il aura besoin d'une assistance extérieure. Ai-je les moyens d'y faire face financièrement ? Dois-je faire supporter cela par ma famille ? Ne vais-je pas être obligé de quitter mon domicile pour vivre dans une maison spécialisée... Et dans quelles conditions ?

Prévoir l'avenir, c'est le maîtriser, pour son bien être et celui de sa famille.

jeudi 25 août 2011

Les nouvelles mesures fiscales

Rien de révolutionnaire ? Si quand même car le gouvernement s'attaque désormais sérieusement aux actifs immobiliers. Ce n'est pas une attaque de front mais il y aura désormais un impact non négligeable dans la façon de gérer son patrimoine. Sans vouloir faire un mauvais jeu de mot, l'épargne financière est de son côté plutôt "épargnée" mais c'est somme toute logique car les fonds investis par nos concitoyens sont en très grande majorité liés à des emprunts de l'état Français (les fameux fonds en euros). Il ne faudrait donc pas risquer une sortie massive de ce type d'investissement au risque de voir l'état ne plus pouvoir emprunter dans de bonnes conditions.

En résumé, voici les mesures les plus marquantes annoncées hier par François Fillon :

1. Les plus values immobilières hors résidence principale ne bénéficient plus de l'abattement à partir de la 6ème année de détention. Rappelons qu'auparavant, il suffisait d'attendre 15 ans pour être totalement exonéré des plus values. Maintenant, seule l'inflation sera prise en compte pour "compenser" l'évolution normale du coût de la vie dans le calcul de la plus value imposable. Cette décision est à prise d'effet immédiate ! Les conséquences sont telles que les spécialistes de l'immobilier prévoient un blocage des ventes dans un avenir proche avec un possible risque de chute du marché car il y aura forcément moins d'acquéreurs pour investir dans l'immobilier locatif.
Désormais, c'est quasiment 1/3 de la plus value qui partira dans les caisses de l'état !

2. Les prélèvements sociaux pour les revenus de l'épargne passent de 12,3% à 13,5%. C'est une hausse modeste qui ne remet pas en cause l'intérêt pour les placements financiers traditionnels (livrets non réglementés, assurance vie, actions...).

3. Les assurances santé (contrats dits solidaires et responsables) voient leur taxe augmenter de 3,5% à 7%.

4. Il y aura de nouvelles mesures en 2012 pour réduire encore les avantages liés aux niches fiscales.

En clair, il est plus que jamais nécessaire de diversifier et arbitrer régulièrement ses investissements pour tenir compte des changements de fiscalité.

mercredi 24 août 2011

Pourquoi se protéger en cas d'accident de la vie courante ?

Vous pensez à tort que vous et votre famille êtes bien couverts en cas d'accident de la vie courante. Pourtant, les régimes obligatoires de Prévoyance n'indemnisent pas l'ensemble des préjudices subis. Une fois l'arrêt de l'activité professionnelle, lors du départ en retraite, il n'y plus d'indemnisation.

La souscription à un contrat "Protection Familiale" vous permet de vous assurer efficacement contre les conséquences financières des accidents de la vie courante.

Les statistiques sont éloquentes : 30 000 accidents, 12 000 blessés et 20 décès par jour. Cela représente beaucoup plus que les accidents de la circulation. Alors, pensez-y !

vendredi 12 août 2011

Acheter au son du canon ?

Le célèbre adage "acheter au son du canon et vendre au son du clairon" prendrait-il tout son sens dans ces temps de forte volatilité sur les marchés financiers ?

Il est toujours très tentant de vouloir conserver un titre qui monte et se débarrasser au plus vite d'un titre en baisse. C'est précisément dans ce contexte qu'une analyse fine des valeurs s'avère indispensable. Il faut se poser les bonnes questions au bon moment. Est-ce que la société concernée dégage régulièrement des bénéfices ? Est-elle en cours de retructuration ? Son marché est-il un marché d'avenir ? Est-ce que ses mauvaises performances sont durables ? Est-ce que son cours de bourse est sur ou sous-valorisé ?

Mais surtout, il faut bien garder à l'esprit que la bourse n'est pas un casino et que votre stratégie d'investissement doit respecter les 5 règles fondamentales déjà évoquées dans cet espace et dont la plaquette explicative détaillée est disponible sur demande (agencea2p.frederic.lejeune@axa.fr) :
- Définissez vos objectifs par priorités (retraite, projets, financement des études des enfants, succession...)
- Déterminez votre horizon de placement idéal (court, moyen, long terme)
- Définissez votre profil de risque (défensif, offensif, équilibré)
- Maintenez votre objectif initial
- Lissez vos investissements

En résumé : stratégie, méthodologie, persévérance sont les clefs de la réussite pour vos investissements.

mercredi 27 juillet 2011

Changements à venir sur le régime d'exonération des plus-values immobilières ?

Selon "Les Echos" de ce matin, "le gouvernement envisage de revoir les exonérations de taxe sur les plus-values immobilières". Actuellement, les contribuables bénéficient d'un jeu d'abattements de 10 % par an au-delà de la sixième année de détention qui annule l'imposition (19 % + prélèvements sociaux) au bout de quinze ans. Une des pistes à l'étude consisterait à réduire, peut-être de moitié, le taux de l'abattement accordé par année de détention. Une autre solution envisageable consisterait à minorer la plus-value de l'inflation enregistrée depuis l'achat du bien. Par ailleurs, toujours selon le quotidien, le rapporteur du Budget à l'Assemblée nationale, Gilles Carrez, entend défendre auprès du gouvernement l'idée de soumettre la plus-value à la CSG et à la CRDS avant l'application des abattements par année de détention.

mercredi 13 juillet 2011

Votre patrimoine : quelle répartition d'actifs ?

Après analyse de plusieurs articles concernant la diversification d'actifs, la répartition (idéale ?) d'un patrimoine se décomposerait comme suit :

- Liquidités : 15%
- Fonds € et obligations : 20%
- Actions : 45%
- Or (en direct ou via des OPCVM) : 3%
- Immobilier locatif & SCPI : 10%
- Diversification (parts PME, FCPI...) : 7%

Bien entendu, cette répartition est calculée sur un âge moyen (env. 40 ans) avec un horizon de placement supérieur à 10 ans. Il convient donc de l'adapter en fonction de sa situation personnelle en considérant notamment que la part d'actifs risqués (actions, diversification) doit diminuer dans le temps au profit des actifs sécurisés (fonds €, immobilier locatif).

N'oubliez pas que certains placements ne se justifient que dans une perspective long terme et que la meilleure protection de votre patrimoine reste la diversification avec un investissement régulier dans le temps.

lundi 4 juillet 2011

Retraites : vers un allongement des cotisations (et ce n'est qu'un début !)

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) va rendre un avis préconisant un nouvel allongement de la durée de cotisation nécessaire pour une pension à taux plein, à 41,5 années pour les générations nées à partir de 1955, a affirmé le Figaro dimanche sur son site internet. Cette durée de cotisation est actuellement de 40 ans et trois trimestres pour la génération 1951 et doit passer en 2012 à 41 ans pour la génération 1952.

La réforme des retraites de 2010 a prévu qu'elle passerait ensuite à 41 ans et un trimestre en 2013 pour les générations 1953 et suivantes, mais rien n'est encore décidé pour après, et le COR doit justement donner un "avis technique" sur ce point mercredi.

Selon le Figaro, il se prononcera pour un allongement à 41,5 ans pour les générations nées à partir de 1955. Ce chiffre résulterait d'une "application mathématique" de la réforme Fillon de 2003, qui prévoit que la durée de cotisation doit être relevée quand l'espérance de vie à 60 ans augmente. Or celle-ci, "selon les dernières estimations de l'Insee, atteint actuellement 24,42 ans, soit près d'une année gagnée en quatre ans". Si le gouvernement décidait de suivre un tel avis, il devrait publier en décret en ce sens avant la fin de l'année.
Interrogé par l'AFP, le ministère du Travail n'a pas souhaité réagir dans la mesure où le COR n'avait pas encore rendu son avis. La mesure phare de la réforme de 2010 a été le recul progressif de l'âge légal de départ de 60 à 62 ans. Cette borne détermine l'âge à partir duquel un assuré a le droit de liquider sa pension, tandis que la durée de cotisation détermine la condition nécessaire pour qu'elle soit liquidée au taux plein.
Créé en 2000, le COR est une instance indépendante composée de représentants des partenaires sociaux, des parlementaires et de l'Etat. Il a un rôle d'expertise et de consultation. Ses rapports en 2010 avaient notamment permis d'évaluer les besoins de financement des retraites en amont de la réforme.

vendredi 27 mai 2011

Anticiper le départ à la retraite, est-ce financièrement possible ?

Les récentes évolutions des conditions de départ à la retraite à taux plein influent sensiblement les rentes dont vous disposerez au moment de décider de cesser votre activité.
Il est toutefois possible d'anticiper un départ d'une ou plusieurs années en profitant des dispositifs d'épargne retraite en vigueur mais encore faut-il bien calculer son coup car les paramètres sont nombreux. Ainsi, en fonction de votre âge actuel, du montant estimé de votre future retraite, du nombre d'années que vous voulez gagner et enfin de votre taux d'imposition, nous pouvons calculer l'épargne nécessaire pour anticiper votre départ à la retraite sans perte de revenus (merci excel et ses nombreuses formules exotiques !).
Exemple : vous avez 35 ans, le montant estimé de votre retraite à 65 ans est de 3297€, votre taux marginal d'imposition est de 30% et vous souhaitez calculer l'épargne nécessaire pour partir à 64 ans ou 63 ans avec les mêmes revenus. En tenant compte des avantages fiscaux en vigueur, vous devrez alors effectuer un effort d'épargne de 100€/mois pour un départ à 64 ans ou de 205€/mois pour un départ à 63 ans. Intéressant non ?
Bien sûr, si vous ne souhaitez pas anticiper votre retraite mais au contraire améliorer les pensions des régimes obligatoires, votre épargne servira de parfait catalyseur de compléments de revenus. Le choix de la liquidation de la retraite pouvant s'effectuer à quelques mois de l'échéance, vous avez le temps de décider de la date exacte, mais sûrement pas trop de temps pour épargner !

mardi 3 mai 2011

Diversifier son patrimoine de façon innovante

Est-ce le retour en grâce des actions ?
Vous pouvez lire cette question sur les couvertures de nombreuses revues spécialisées car, après des années de disgrâce, les actions reprennent sérieusement des couleurs. Cette tendance s'accentue avec la baisse de rendement régulière des fonds sécurisés. Alors si vous êtes boursicoteur dans l'âme, il est peut-être temps de regarnir votre PEA, tout en prenant soin de bien diversifier vos avoirs. Malheureusement, avec le PEA il n'est pas possible de diversifier ses placements au delà des frontières de la zone euro, ce qui peut dans certains cas brider le potentiel de votre portefeuille et ne pas profiter du dynamisme mondial des marchés financiers (zone Amérique, pays émergents...).
L'autre manière d'agir sur les marchés actions est de déléguer tout ou partie de la gestion de des avoirs à des spécialistes par le biais de fonds spécialisés (de type OPCVM). Mais il existe aujourd'hui beaucoup plus de fonds que d'actions côtées. Alors comment sélectionner les bons ?
Il faut s'informer sur les types de gestion, détecter les meilleures performances, tenir compte de la qualité des gestionnaires et de leur stratégie etc.
Nous vous présentons ci-après trois fonds performants d'AXA avec différents modes de gestion.

France Opportunités
Un fonds composé uniquement d'actions françaises (entre 80 et 250 valeurs) représentant des sociétés de toutes tailles. Ce fonds ne suit pas un indice de référence, c'est à dire que le gérant n'est pas astreint à répliquer les performances du CAC40 ou du SBF120 par exemple. Cette stratégie lui permet de sortir des sentiers battus et de sélectionner des valeurs hors indice (stock picking). Ce fonds est également positionné sur tous les secteurs d'activité. Le gérant a également la possibilité de désinvestir à hauteur de 25% lorsque les marchés ne sont pas favorables.

Optimal Income
C'est un fonds diversifié composé d'actions européennes (grandes capitalisations à hauts dividendes), obligations privées de bonne qualité, monétaire... Ce fonds est flexible dans une fourchette de 25% à 75% pour la partie actions et de façon très rapide. Ce fonds permet donc de bénéficier de la hausse des marchés financiers (mais de façon plus modérée qu'un investissement 100% actions) tout en jouant un rôle d'amortisseur lorsque la situation se dégrade. L'historique de ce fonds montre que les baisses sont très bien amorties tout en gardant une bonne réplication des indices à la hausse. C'est donc le positif qui l'emporte.

Talents
C'est un travail de longue haleine qui récompense le gestionnaire de ce fonds. En effet, c'est à partir de plus de 1500 valeurs mondiales dont la moitié avec des petites capitalisations que les gestionnaire sélectionne celles qui composeront le fonds. Les critères retenus représentent bien le terme "Talents" : le créateur de l'entreprise dont le le titre est sélectionné doit être aux commandes depuis plus de 10 ans, il doit être personnellement investi, peu endetté et doit avoir prouvé sa capacité à innover. A partir de ces critères, le gestionnaire travaille sur une base de données de plusieurs milliers de chefs d'entreprise pour n'en retenir que 50. Ce fonds est à l'honneur dans la presse spécialisée et se trouve dans les plus performants notamment depuis le début de l'année.

samedi 9 avril 2011

Les récents taux bas du crédit ont été globalement néfastes pour les particuliers

Titre provocateur ? Non, tout simplement une réalité démontrée par des études statistiques.

Que s'est-il passé durant les 3 dernières années ?
Nous avons vu un engouement incroyable pour les acquisitions immobilières, favorisées par un coût du crédit très faible. Or, une tension sur la demande provoque inévitablement une hausse des prix. Il faut être honnête en affirmant que la baisse des taux n'est pas la seule responsable de la hausse des prix de l'immobilier car le facteur numéro un reste la pénurie de logements. Mais, c'est souvent un deuxième facteur conjoncturel qui provoque l'euphorie (la panique ?) et déclenche un phémonène de bulle.

Maintenant, que se passe-t-il ?
Les taux remontent mais les prix ne baissent pas et pour cause, nous sommes toujours dans une pénurie de logements. Les particuliers qui ont cru économiser en souscrivant des prêts à taux bas, ont également payé un bien beaucoup plus cher. Certains n'avaient pas le choix car il faut bien se loger, mais globalement les acheteurs ont "perdu" une grosse partie de leur pouvoir d'achat uniquement à cause de ces taux bas.

On a estimé qu'en moyenne la baisse du coût du crédit a fait économiser environ 20000 à 30000 € à l'acheteur d'un appartement. Dans la même période, le prix de ce dernier a augmenté de 70000 à 150000 € !

CQFD.

mercredi 30 mars 2011

Réforme des retraites : les régimes complémentaires (source lexpansion.com)

Comme on pouvait s'y attendre, rien de bien spectaculaire dans l'accord signé avec les syndicats. Ce que l'on peut retenir : les régimes ARRCO et AGIRC s'alignent sur le régime général (départ à 62 ans) et les rendements sont stabilisés mais pour une durée de quelques années. Ce qui est à regretter : à défaut de mesures plus radicales, les régimes ARRCO et AGIRC vont se désagréger petit à petit et les futurs retraités des décennies à venir veront leurs pensions réduites significativement contrairement à leurs cotisations ! En clair il faudra continuer à cotiser au moins autant pour toucher beaucoup moins. Mais cela nous le savions depuis longtemps...


"Compromis équilibré qui comporte de réelles avancées pour les salariés" selon la CFDT, "aboutissement d'une négociation" pour FO... La réforme des retraites complémentaires va entrer en vigueur après la signature anticipée de la CFTC ce mercredi, et malgré l'opposition de la CGT et de la CFE-CGC.
A moyen terme seulement, elle devrait régler les problèmes de financement des régimes Arrco, commun à tous les salariés, et Agirc, celui des cadres. Pour cela, de nouvelles règles vont régir le versement de ces pensions qui constituent environ 30 % des retraites des non-cadres et 55 % à 60% de celles des cadres.

Un alignement sur l'âge de départ du régime général
L'âge du départ en retraite des caisses Agirc et Arrco va être aligné sur celui du régime général, soit 62 ans et 67 ans pour le taux plein. L'AGFF, l'Association pour la gestion du fonds de financement de l'Agirc et de l'Arrco, qui permet de verser les retraites complémentaires entre l'âge légal de la retraite et l'âge du taux plein, est reconduit jusqu'en 2018.

Pas de hausse des cotisations
C'est le principal regret des syndicats, dont la CFTC qui a signé en dernier. La réforme ne prévoit pas de hausse des cotisations, et donc pas d'équilibre financier des retraites complémentaires au-delà des prochaines années. Les partenaires sociaux redoutent à terme une baisse des pensions. La majeure partie du besoin en financement jusqu'en 2030 vient de l'alignement sur la réforme du régime général, soit 74 milliards d'euros, mais il reste encore 45 milliards en cumulé à financer.

Des taux de rendement stabilisés
Les signataires du texte ont salué la stabilisation jusqu'à au moins 2015 du taux de rendement des retraites complémentaires, c'est à dire le montant des pensions rapporté aux cotisations versées. Ce taux ne cessait de baisser depuis des années. Celui de l'Agirc est passé de 10,21% en 1993 à 6,70% en 2010. C'est-à-dire que 100 euros cotisés ne donnent plus droit qu'à 6,70 euros de pension contre 10,21 il y a 17 ans, soit une perte de 34%. Mais malgré la réforme, des projections donnent un taux de rendement tombant à environ 3,5% en 2050 pour les deux régimes si rien d'autre n'est fait d'ici là.

Des pensions versées tous les mois
Aujourd'hui, les pensions de retraite complémentaire sont versées chaque trimestre aux retraités. La réforme va instaurer un versement au début de chaque mois. Selon BFM, cette mesure permettra aux caisses de mieux répartir leurs dépenses et de générer 10 milliards d'euros de recettes sur 20 ans grâce à des placements.

De nouveaux avantages familiaux
Avoir trois enfants et plus permettra une majoration de 10% des pensions, pour l'Arrco comme pour l'Agirc, plafonnée à 1000 euros pour chacune des caisses. Jusqu'à maintenant, le bonus était de 5% à l'Arrco et de 8% à l'Agirc auxquels s'ajoutaient 4% par enfant supplémentaire. Les cadres parents de plus de quatre enfants, qui pouvaient cumuler jusqu'à 24% de majoration, sont donc perdants. Cette mesure entrera en vigueur au 1er janvier 2012.

Un retard dans la revalorisation des pensions
Dommage collatéral du retard pris dans la signature de l'accord, la revalorisation du point des pensions des régimes complémentaires de 2,11% pour l'Arrco et de 0,41% pour l'Agirc n'aura pas lieu le 1er avril comme chaque année. Il sera effectif le 1er juillet seulement, avec un rattrapage des trois mois perdus.

La délégation d'assurance

Vous en avez peut-être entendu parlé, depuis septembre 2010, un organisme prêteur doit obligatoirement émettre une proposition de crédit en dissociant le coût de l'assurance qui s'y rapporte. Même si les choses s'améliorent petit à petit, la réalité est qu'aujourd'hui 30% des banques ne jouent pas le jeu et sont donc hors la loi. En effet, le coût des assurances proposées par les banques sont très souvent au-dessus du marché. De là à dire qu'elles en profitent pour compenser un éventuel effort consenti sur le coût du prêt lui-même, il n'y a qu'un pas ! Désormais, leur tâche va se compliquer car de plus en plus d'emprunteurs connaissent leurs droits et sont prêts à l'exercer.

Prenons une situation rencontrée en février 2011 sur un crédit immobilier : un jeune couple (35 ans) non fumeur s'est vu proposer une assurance décès / incapacité de travail par sa banque à un tarif 40% plus élevé que ce que lui a proposé l'association Agipi. Ce couple avait pris la précaution de ne pas avertir sa banque qu'il la mettrait en concurrence sur l'assurance, ce qui lui a permis d'obtenir un taux de crédit compétitif. Résultat des courses : une économie de 70€/ mois, soit 16800€ sur l'ensemble du crédit. Les exemples se multiplient, même pour des crédits moins importants (prêts étudiants, crédit travaux...).

Alors, n'hésitez plus à sortir du package classique "prêt + assurance" de votre banque !

vendredi 11 mars 2011

Prélèvement libératoire : ce que ne vous dit pas votre banquier !

Le saviez-vous ? Plus de la moitié des contribuables concernés "perdent" de l'argent car ils ignorent si le prélèvement libératoire appliqué à certains revenus est adapté à leur situation. Pourtant, il est relativement aisé de faire le bon choix sur cette option.

Qu'en est-il pour vous ?

Il faut tout d'abord connaître votre taux maximal d'imposition. Attention, ce n'est pas le taux qui figure sur votre avis d'imposition, qui lui est nettement plus faible. En effet, ce dernier représente la part d'impôts dont vous êtes redevables par rapport à l'ensemble de vos revenus imposables.

Pour faire simple, votre taux maximal d'imposition correspond à la plus haute tranche de votre imposition, c'est à dire à ce que vous donnez à l'état à chaque fois que vous gagnez x euros supplémentaires. Par exemple, si votre taux maximal d'imposition est de 30% alors pour 100 euros supplémentaires gagnés vous devrez verser 30 euros au percepteur. Pour information, en 2011, les différents taux sont : 0%, 5.5%, 14%, 30% et 41%.

Quand choisir le prélèvement libératoire pour l'imposition de ses revenus mobiliers concernés par cette option ?

Pour faire simple (car il peut exister quelques exceptions dues aux abattements de certains revenus), si votre taux maximal d'imposition est supérieur à 19% (donc 30% ou 41%) alors il faut chosir l'option du prélèvement libératoire. Dans le cas contraire, il vaut mieux choisir l'imposition à l'impôt sur le revenus. L'économie ainsi réalisée n'est pas négligeable puisque vous serez imposé à 0 %, 5.5% ou 14% (hors prélèvements sociaux qui sont dus dans tous les cas) ! Soyez attentif, pour bon nombre de placements, l'option ficale du prélèvement libératoire est à choisir avant la fin de l'année civile.

Il est important de faire le point avec votre conseiller financier pour connaître la meilleure option. Par commodité (fainéantise ?), la plupart des banquiers ne remplissent pas leur rôle de conseil auprès de leur clientèle sur ce sujet.

Alors, n'attendez pas plus longtemps pour vous informer !

vendredi 4 mars 2011

Immobilier : stop !

 L'évolution de l'immobilier, notamment à Paris et en petite couronne mais aussi dans quelques métropoles de province, devient très alarmante non seulement pour les primo-accédants mais aussi pour les investisseurs.
L'achat d'un appartement est désormais quasiment impossible pour les primo-accédants, même avec un endettement dépassant les limites du raisonnable. De plus, la future évolution des taux que plus personne ne conteste ne va faire qu'accentuer la tendance. Qui désormais va vouloir (pouvoir ?) s'endetter sur 30 ans pour loger dans un 2 pièces qu'il faudra quitter dans 5 ou 10 ans lorsque la famille s'agrandira ? Sans compter les droits de mutation dont l'état et les régions sont les grands bénéficiaires.

Pour l'investisseur la situation est presque aussi alarmante. Les taux de rendement d'un bien immobilier sont en baisse car les futurs loyers ne compenseront pas le coût d'achat excessif d'un bien. La fiscalité, toujours plus défavorable, viendra sans aucun doute altérer un peu plus le rendement net.

La folie de l'immobilier est due au manque de logements dans les grandes métropoles et l'attrait de la pierre historiquement ancrée chez les français mais attention au retour de bâton ! Lorsque le marché se déconnecte de la réalité, il y a toujours un moment de latence entre le fait et sa perception par le grand public. Plus ce laps de temps est grand, plus dure est la chute et les derniers entrés sur ce marché seront les grands perdants de l'affaire. Bon nombre de spécialistes s'alarment depuis plus d'un an contre la montée irrationnelle des prix de l'immobilier. Au départ, personne ne voulait y croire, maintenant leur voix commence à être relayée par les médias et même par les spécialistes du secteur.

Nous sommes bien dans ce qu'il convient d'appeler une bulle. Et celle-ci est déjà bien grosse !

jeudi 3 mars 2011

Réforme de la fiscalité, le point sur l'ISF (en direct de Bercy !)

Présents à Bercy lors du colloque "Patrimoine et Fiscalité : enjeux et convergences européennes", nous vous livrons la synthèse présentée par François Baroin, Ministre du budget, dont l'intervention a succédée notamment au Premier Ministre François Fillon et au Ministre de l'Economie Christine Lagarde.

La conclusion de François Baroin s'est focalisée sur l'avenir de l'ISF et des deux scénarios envisagés par le gouvernement.

Premier scénario : suppression de l'ISF et du bouclier fiscal.
L'objectif est de taxer les flux plutôt que les stocks :
- Seuls les patrimoines supérieurs à 1,3 M€ seraient concernés.
- Seul l'enrichissement constaté sur une année civile serait imposé au taux de 19% (actif au 31 décembre de l'année comparé à l'actif au 1er janvier de la même année). Dans le même temps, en cas de diminution du patrimoine, la "perte" serait reportable sur 10 ans.
- Exonération de la résidence principale et des participations dans les sociétés non côtées.

Second scénario : suppression du bouclier fiscal et des causes qui ont amené le bouclier à exister.
Il s'agit d'une correction de l'ISF.
- La résidence principale serait exonérée.
- Suppression de la première tranche de l'ISF, donc seront concernés uniquement les patrimoines de plus de 1,3 M€.
- Le barême serait simplifié avec deux taux de prélèvement : 0,25% (de 1,3 M€ à 3,0 M€) et 0,5% (au-delà de 3,0M€). Pour le taux à 0,25%, déclaration simplifiée en même temps que l'impôt sur le revenu).

En conclusion, dans tous les cas, le bouclier fiscal est définitivement enterré.
Par ailleurs, le Ministre du Budget a évoqué le cas des "expatriés fiscaux" qui bénéficient des avantages sociaux de la France sans toutefois payer leurs impôts sur le patrimoine (ISF actuel) en France. Des mesures spécifiques pour ces cas particuliers sont à l'étude.

mardi 1 mars 2011

Le PEL 2011 (source lexpansion.com)

Comme nous l'avions annoncé, le nouveau PEL essaiera de coller au mieux à la conjoncture économique et à ses variations potentielles (hausse ou baisse des taux). C'est peut-être un avantage pour les futurs emprunteurs sous réserve d'une prochaine hausse durable des taux mais concernant l'épargne ce nouveau PEL n'apportera pas grand chose de vraiment intéressant.

La réforme du plan épargne logement (PEL), qui fixe un nouveau mode de calcul à son taux de rémunération, entre en vigueur ce mardi. Le but est de redonner de l'attrait à un placement en perte de vitesse.

Comment sera calculée la nouvelle rémunération ? Fini le taux fixe déterminé chaque année par un arrêté des ministres de l'Economie et du Logement. La nouvelle méthode de calcul prendra en compte les taux sans risque du marché monétaire européen -dits "swap"- à échéance 2, 5 et 10 ans. Plus précisément, la formule intègrera 70% du taux swap à 5 ans et 30% du taux à 10 ans, minoré du taux à 2 ans.

Et en cas de chute de ces taux ? Pour garantir la rémunération du PEL même lorsque les taux européens baissent, le gouvernement a prévu un plancher : le taux d'intérêt ne pourra pas descendre en-dessous de 2,5%.

Les épargnants vont-ils y gagner ? La réforme promettait de rendre le PEL plus séduisant mais le résultat dépendra de l'évolution des taux obligataires en 2011. Si la formule était appliquée aujourd'hui, compte tenu du faible niveau des taux d'intérêt, le taux serait de 2,34%. Le plancher de 2,50% s'appliquerait donc, soit la même rémunération que celle en cours depuis 2003.
Le ministère de l'Economie affirme lui que le taux du PEL aurait été supérieur en moyenne de 0,4 point si la nouvelle formule avait été appliquée ces dix dernières années. "Si les taux d'intérêt de long terme remontent à l'horizon de quatre ou cinq ans, l'impact sera vraiment positif pour les épargnants. Le PEL deviendra un vrai concurrent du Livret A qui est lui indexé sur des taux de court terme et l'inflation", commente Robert Marti, associé aux Cahiers de l'Epargne/Pair Conseil. Depuis 2000, le PEL a connu sa plus forte rémunération entre 2000 et 2003 avec 3,37%.

Quand seront revus les taux ? La Banque de France publiera tous les ans par voie d'arrêté le nouveau calcul qui s'appliquera aux PEL ouverts pendant l'année en question, et ce pour toute leur durée.

L'imposition reste t-elle la même ? Non. Sur le principe, les intérêts du PEL restent exonérés d'impôts mais soumis aux prélèvements sociaux. Mais au lieu de l'être à la clôture du plan ou au bout de 10 ans, ils le seront tous les ans, dès la première année de son ouverture. Pour l'épargnant, la rémunération sera un peu moindre chaque année mais reste la même au final. L'Etat dispose lui de recettes plus régulières.

Que devient la prime d'Etat ? La prime versée lorsque le PEL est dédié à un projet immobilier sera limitée pour recentrer encore le placement vers l'accession à la propriété : elle ne sera accordée que si l'épargnant souscrit un prêt d'au moins 5000 euros. Son plafond sera de 1525 euros pour l'acquisition ou la construction d'un logement respecteux de l'environnement, et de seulement 1000 euros dans le cas contraire. "C'est le seul bémol de la réforme, observe Robert Marti. Mais certains ménages en profiteront peut-être pour ouvrir des PEL avant le mois de mars... ce qui permettra aussi de redynamiser la collecte".

Le taux du prêt va t-il changer ?
Les taux d'intérêt de l'emprunt obtenu grâce à l'épargne du PEL restent par contre inchangés : on ajoute 1,7 point au taux d'intérêt, soit un taux minimum de 4,20%. C'est au-dessus de la moyenne des taux de crédit immobilier, exceptionnellement bas depuis l'été, à 3,29% en décembre selon l'Observatoire Crédit Logement-CSA. "Ce n'est pas le plus intéressant mais c'est une façon de se couvrir contre une probable hausse des taux de crédit à venir", note Robert Marti.

lundi 21 février 2011

Les taux de crédits immobiliers persistent dans la hausse

C'est une confirmation et la tendance ne devrait plus s'inverser : les taux de crédits immobiliers sont en hausse, comme l'ont été globalement les prix des maisons et des appartements durant l'année 2010. Seul un ralentissement de la hausse de la pierre, de plus en plus probable dans les années à venir, pourrait (le conditionnel est de rigueur) permettre de maintenir une solvabilité raisonable des ménages. Mais peut-on parler désormais de raison face à l'évolution de ces prix ?
(Relaxnews) - Chaque mois, le Relaxfil diffuse le baromètre national des taux fixes de crédits immobiliers, établi par Empruntis.com, courtier en ligne spécialisé dans les crédits et assurances. Ce baromètre est divisé en sept régions : Ile-de-France, Nord, Est, Rhône-Alpes, Méditerranée, Sud-Ouest et Ouest. Ce mois-ci, la tendance haussière généralisée reste d'actualité. Est à noter toutefois que les régions Nord et Est voient certains de leurs taux stagner, voire baisser (pour les durées de 10 et 15 ans).
 
Région Ile-de-France
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
72,90 - 3,903,40+
103,20 - 3,903,50+
153,60 - 4,153,80+
203,80 - 4,504,00+
253,95 - 4,954,15+
304,10 - 5,054,60+
Région Nord
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
72,98 - 4,203,25+
103,25 - 4,303,40-
153,60 - 4,503,80-
203,80 - 4,704,05-
253,95 - 4,954,30=
304,30 -5,254,80+
Région Est
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
72,90 - 3,903,30+
103,25 - 3,903,40-
153,59 - 4,273,75-
203,80 - 4,414,00=
253,90 - 4,954,25=
304,20 - 5,054,65+
Région Rhône-Alpes
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
73,00 - 3,903,35+
103,25 - 3,903,45+
153,60 - 4,293,80+
203,85 - 4,554,00+
253,95 - 4,954,30+
304,30 - 5,054,75+
Région Méditerranée
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
73,00 - 3,903,35+
103,25 - 3,903,45+
153,55 - 4,293,80+
203,80 - 4,554,00+
253,95 - 4,954,30+
304,30 - 5,104,75+
Région Sud-Ouest
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
73,00 - 3,953,35+
103,10 - 3,953,40+
153,30 - 4,303,70+
203,50 - 4,503,90+
253,60 - 4,954,05+
304,10 - 5,054,50+
Région Ouest
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
72,95 - 3,903,35+
103,20 - 3,903,40+
153,75 - 4,153,60+
203,85 - 4,403,95+
253,95 - 4,954,15+
304,30 - 5,054,55+

Méthodologie : Les données des baromètres Relaxnews des taux fixes de crédits immobiliers, sont issues du site internet Empruntis.com, courtier en ligne spécialisé dans les crédits et assurances. Les taux fixes sont hors assurance selon le profil et le projet. L'évolution des prix est en rapport aux taux du marché observés le 21 février 2011, taux comparés par rapport au 17 janvier 2011.
© 2011 www.relaxnews.com

 

mardi 15 février 2011

Mariage, pacs, concubinage : que se passe-t-il en cas de décès ?

Les relations entre conjoints peuvent désormais se décliner selon plusieurs niveaux "contractuels", du plus formalisé, le mariage, au non formalisé, le concubinage, en passant par le dernier né (l'intermédiaire entre les deux autres), le pacs.

Si chaque couple peut trouver le moyen adéquat de "formaliser" son union, il s'avère néanmoins utile de bien connaître les conséquences en cas de séparation ou de décès de l'un des deux conjoints.

Voyons quelles sont les conséquences d'un décès selon le statut du couple.

Couple marié
Quel que soit le régime matrimonial choisi (communauté réduite aux acquêts, séparation de biens, communauté universelle, participation aux acquêts), dont nous ne débattrons pas en détail ici, le conjoint survivant est plutôt bien protégé car il récupère au minimum la totalité de l'usufruit des biens du défunt (s'il n'y a pas d'enfant issu d'un premier lit), voire plus (1/4 de la pleine propriété) s'il existe une donation entre époux. Notons au passage l'importance de la donation entre époux s'il existe un enfant issu d'un premier lit.
Dans tous les cas, le conjoint survivant est exonéré des droits de succession depuis août 2007.

Couple pascsé
Le couple pacsé bénéficie presque des mêmes avantages que le couple marié. Attention toutefois à bien veiller à rédiger un testament, sans quoi le partenaire survivant n'aura aucun droit sur la succession du défunt. De même, il ne pourra pas bénéficier de la pension de réversion du défunt.

Couple en concubinage
C'est clairement le statut le moins protecteur. Seul un testtment peut permettre au partenaire survivant d'hériter du défunt mais avec des droits de succession de 60% ! De plus, contrairement aux autres statuts, le partenaire survivant ne bénéficie pas du droit au logement jusqu'à son décès si le couple était propriétaire de leur résidence principale. On imagine les conséquences en cas de mésentente avec les héritiers du défunt.

vendredi 11 février 2011

Focus sur l'Assurance Vie Entière

L'assurance vie permet de nombreuses possibilité de sortie. Nous allons évoquer dans ce billet une issue très intéressante pour garantir un capital à vie : la sortie en vie entière.

Prenons un exemple. Monsieur Durand souhaite que son épouse et/ou ses enfants puissent bénéficier d'un capital à son décès. Il souscrit à une assurance vie entière en cotisant régulièrement (pendant une période déterminée ou toute sa vie durant), un montant proportionnel au capital garanti. Quelle que soit la date de son décès, ses bénéficiaires recevront le capital prévu.

Quels sont les avantages de ce type de contrat ?
Un contrat "vie entière" permet tout d'abord de régler efficacement la transmission d'un patrimoine, les droits de succession et il peut éviter un morcellement du patrimoine immobilier.

Autre avantage : contrairement au contrats de prévoyance temporaires comme ceux dont bénéficient les salariés tant qu'ils exercent leur activité, un contrat "vie entière" n'est pas limité dans le temps. Le capital est garanti jusqu'au décès de l'assuré. Par exemple, ce contrat est parfaitement adapté si vous souhaitez conserver une capacité d'emprunt à n'importe quel âge car il peut venir en garantie pour un organisme prêteur. Allez trouver une banque qui vous consentira un prêt, même minime, à l'âge de 70 ans, ou alors avec des garanties exorbitantes ?

Même si ce n'est pas une solution d'épargne, un contrat "vie entière" comporte une provision mathématique, c'est à dire une somme dont vous pouvez disposer si vous souhaiter y mettre un terme. Imaginez une assurance automobile pour laquelle vous cotisez régulièrement et qui vous permettrait le jour où vous décidez d'arrêter de conduire de récupérer une somme d'argent, voire dans certains cas la totalité des cotisations versées. C'est exactement ce que propose un contrat "vie entière" sauf qu'au lieu de la voiture c'est vous qui êtes l' "objet" assuré !

En résumé, un contrat "vie entière" est adapté à presque toutes les situations familiales et il serait bien dommage de s'en priver !

mardi 8 février 2011

La dépendance : le nouveau chantier du gouvernement

Cette fois c'est parti ! C'était une promesse électorale, il est donc temps de la traiter. Certains pourraient affirmer que la conjoncture n'est pas favorable à la mise en place, sûrement coûteuse, d'une mesure d'envergure pour pallier le manque d'assistance des personnes dépendantes. Mais, face à l'allongement de la durée de la vie et à la baisse prévisible des prestations des régimes obligatoires de retraite, il n'est pas souhaitable de reporter le chantier ne serait-ce que de quelques années.

La dépendance, tout le monde est concerné ! Chaque individu est ou sera confronté à la dépendance, directement ou de part son entourage. Alors, prenons le problème à bras-le-corps et n'imposons pas à nos proches, en plus d'une charge morale certaine, une charge financière supplémentaire.
Extrait de patrimoine.com
55 % des Français se montrent peu favorables à la mise en place d'une assurance dépendance obligatoire à partir de 50 ans, contre 42 % se déclarant favorables (56 % chez les 65-75 ans), selon le baromètre annuel TNS-Sofres pour le compte de la Banque Postale et "La Tribune" et dévoilé ce matin dans le quotidien économique. Même si le journal ne voit pas un rejet massif de cette idée, force est de constater que, pour le moment, le taux de souscription est encore faible : seulement 12 % des personnes interrogées ont déjà souscrit un contrat de prévoyance ou d'assurance, 3 % de celles qui n'en ont pas souscrit affirment avoir l'intention d'en souscrire un prochainement et 11 % "probablement". 82 % des Français interrogés se sentent tout de même concernés par le sujet de la dépendance pour l'un de leurs proches et 62 % ont été ou sont déjà confrontés à une situation de dépendance dans leur entourage familial.  
© Patrimoine.com


lundi 7 février 2011

Impôts : les actions dans le collimateur (source l'Expansion)

Dans la série, il faut trouver des recettes pour combler les déficits, c'est au tour des actions détenues dans un portefeuille titres qui sont visées. Cela peut paraître paradoxal quand on réalise que les entreprises ont besoin de financement et que l'épargne des français est relativement peu investie sur les marchés actions. Autre paradoxe, cette réforme pourrait être mieux accueillie par les contribuables que celles qui avait visée les taxations immobilières, tout simplement parce que les français "n'aiment" ni la bourse ni les personnes qui y investissent une partie de leurs économies. Un multi-propriétaire est aujourd'hui bien mieux considéré par ses compatriotes qu'un investisseur qui participe au développement des entreprises ! Les politiques vont-ils céder à l'émotion populaire ?


Après plusieurs réunions de cadrage, sur l'état des lieux du patrimoine des Français et les comparaisons avec nos voisins européens, le groupe de travail sur la réforme de la fiscalité du patrimoine va rentrer mardi 8 février dans le vif du sujet. Objectif: trouver environ 3 milliards d'euros de recettes nouvelles pour compenser la suppression de l'ISF. Depuis l'annonce de cette réforme annoncée par Nicolas Sarkozy l'automne dernier, plusieurs ballons d'essai ont déjà été lancés, comme la création d'une tranche supplémentaire de l'impôt sur le revenu ou encore la taxation des plus-values immobilières. Le dernier en date vise les revenus mobiliers, c'est à dire les plus-values dégagées lors de la vente d'actions, d'obligations, de fonds de placement. Voici ce qui est envisagé:

Supprimer le prélèvement forfaitaire obligatoire
Actuellement, les épargnants ont le choix entre deux options fiscales: intégrer leurs revenus mobiliers à leur revenu imposable ou opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL). Le PFL est prélevé directement à la source des revenus bancaires. Son  taux est fixe, il ne dépend pas du revenu global du contribuable. Il est de 19% depuis le 1er janvier 2011. S'y ajoutent les prélèvements sociaux (taux de 12,3%). Soit un niveau de taxation des plus-values mobilières de  31,3%. Le député de Maine et Loire Michel Piron (UMP) propose de supprimer de prélèvement libératoire et de taxer les plus values au barème de l'impôt sur le revenu, barème dont le taux marginal grimpe à 41%. "Cette idée pose plusieurs problèmes, confie-t-on dans l'entourage de Gilles Carrez, le rapporteur UMP du budget à l'Assemblée: un problème de délais, puisqu'il y aurait une année blanche, et surtout un problème de convergence avec nos voisins européens qui ont tous ce système de prélèvement forfaitaire obligatoire." "Attention de ne pas augmenter trop fort et trop vite la taxation des actions", prévient de son côté le député centriste Charles de Courson. Selon ses calculs, cette mesure rapporterait entre 5 et 6 milliards d'euros, près de deux fois plus que l'ISF.  

Augmenter le niveau de taxation
Charles de Courson propose un alourdissement de l'imposition moins brutal, d'environ 7 points. Le taux du PFL passerait ainsi de 19 à 26%, soit un niveau global d'imposition (prélèvements sociaux compris) de 38,3%. Selon les calculs du député de la Marne, cette mesure rapporterait autour de deux milliards d'euros. Les avocats fiscalistes du cabinet Landwell & Associés, qui ont exploré plusieurs pistes à la demande de L'Expansion (numéro 760 de février 2011), évaluent plutôt le gain de cette proposition à 1,5 milliard d'euros. Pour ne pas pénaliser les petits porteurs, qui ne bénéficient déjà plus du seuil d'exonération de 25 830 euros (depuis le 1er janvier 2011, les plus-values de cessions de valeurs mobilières sont taxables dès le 1er euro), Charles de Courson propose un abattement à la base de 1000 euros.  

Supprimer l'exonération progressive des plus-values
Depuis le 1er janvier 2006, les plus values réalisées sur les actions sont exonérées d'impôt sur le revenu (mais pas de prélèvements sociaux) à condition d'avoir détenu les titres au moins six ans. Les premiers investisseurs devraient donc commencer à profiter de ce mécanisme en 2012. L'exonération atteint un  tiers par an à partir de la sixième année de détention, soit une exonération totale des plus values au bout de neuf ans. Ce qui revient à une exonération totale en 2014. Gilles Carrez préconise de revenir sur ce dispositif qui aura pour conséquence de vider l'assiette de l'impôt sur les valeurs mobilières.

mercredi 2 février 2011

Les taux des crédit immobiliers remontent

Deux conséquences immédiates à cette remontée des taux, une défavorable pour les particuliers, l'autre favorable : premièrement, il y aura moins d'emprunteurs car les prix des biens immobiliers ne devraient pas baisser à très court terme, deuxièmement la concurrence entre les établissements de crédit va se renforcer.

En moyenne, les taux fixes sont remontés fin janvier à 3,8% pour un emprunt de 150 000€ sur 15 ans et 4% sur 20 ans. Si les prix de l'immobilier continuent à s'apprécier de 5% cette année, 25% des dossiers emprunteurs ne seraient plus acceptés par les banques à cause d'un taux d'endettement trop élevé. La machine pourrait alors se gripper en provoquant tout d'abord un gel des ventes et, à plus long terme, une baisse des prix car certains vendeurs seront dans l'obligation de céder leurs biens.

Toutefois, l'arrivée du prêt à taux 0 pourrait donner un peu d'air aux primo accédants, surtout sur le marché hors grandes agglomérations qui reste plus accessible.

lundi 31 janvier 2011

Les actions à fort rendement

2011 : un bon cru pour le CAC ?

Sans trop s'avancer pour répondre à cette question, on peut jouer la stratégie du rendement. On assite en effet aujourd'hui à un retour en grâce des actions européennes qui souffrent encore d'un retard de valorisation par rapport à leurs homologues des autres régions du monde, notamment les Etats-Unis. Parmi les actions françaises qui ont le plus souffert, certaines présentent de ce fait un rendement plus élevé (montant du dividende / cours de l'action).

Voici une liste d'actions du CAC 40 intéressantes pour faire fructifier son portefeuille avec des dividendes prometteurs en 2011 (par ordre alphabétique) :

  • AXA
  • BOUYGUES
  • FRANCE TELECOM
  • GDF
  • SANOFI
  • TOTAL
  • VEOLIA
  • VINCI
  • VIVENDI
On peut ainsi espérer gagner sur les deux tableaux tout en ne risquant pas d'y laisser sa chemise.
Il est bien entendu que la meilleure stratégie reste la diversification et qu'il convient de ne pas tout miser sur une seule classe d'actifs et une seule zone géographique.

samedi 29 janvier 2011

La fiscalité de l'assurance vie (en cas de vie)

Bien que l'assurance vie représente un des placements privilégiés des Français, un grand nombre de souscripteurs ne connaissent pas les multiples possibilités et avantages de ce placement. Nous allons étudier plus particulièrement une caractéristique essentielle d'un contrat d'assurance vie : sa fiscalité.

Nous détaillons ci-dessous la fiscalité de l'assurance vie en cas de vie, c'est à dire en cas de rachat total ou partiel de l'épargne par le souscripteur du contrat (donc vivant au moment du rachat). La fiscalité en cas de décès sera étudiée dans un autre billet.

La date de souscription du contrat est la date de référence fiscale. En clair, plus tôt vous souscrivez à une assurance vie, plus tôt vous bénéficierez de ses avantages fiscaux. Quoiqu'il en soit, et contrairement à ce que vous disent généralement vos chers banquiers : votre épargne n'est pas bloquée pendant 8 ans ! De plus, en cas de retrait, même avant les fameux 8 ans, le rendement après fiscalité d'un fond sécurisé (en euros) dans un contrat en assurance vie reste aujourd'hui dans presque tous les cas plus avantageux qu'un livret d'épargne réglementé (livret A, Codevi...).

Que se passe-t-il en cas de retrait ?
Tout d'abord, il faut calculer l'éventuelle plus value générée de votre contrat. On l'obtient par la formule suivante :

Plus Value = Montant Rachat Partiel - (Cumul des Versements x Montant Rachat Partiel / Montant Epargne Atteinte).

Illustration par un exemple :
Cumul des versements : 100 000€
Montant Epargne Atteinte : 120 000€
Montant Rachat Partiel : 10 000€
Plus Value = 10000 - (100000 x 10000 / 120000) = 1666,67€

Si le retrait a lieu avant 4 ans
La plus value est imposée au Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) de 35% ou à l'impôt sur le revenu (IR). Donc, si votre Tranche Marginale d'Imposition (TMI) est inférieure à 35%, vous avez tout intérêt à intégrer la plus value à votre impôt sur le revenu.

Avec notre exemple :
Option PFL : Imposition = 1666,67 x 35% = 583,33€
Option IR (si TMI = 14%) : Imposition = 1666,67 x 14% = 233,33€

Si le retrait a lieu entre 4 et 8 ans
La plus value est imposée au Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) de 15% ou à l'impôt sur le revenu (IR). 
Avec notre exemple :
Option PFL : Imposition = 1666,67 x 15% = 250€
Option IR (si TMI = 14%) : Imposition = 1666,67 x 14% = 233,33€

Si le retrait a lieu après 8 ans
La plus value est imposée au Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) de 7,5% ou à l'impôt sur le revenu (IR) après un abattement de 4600€ pour un célibataire ou 9200€ pour un couple.
Avec notre exemple :
Option PFL : Imposition = 1666,67 x 7,5% = 125€
Application de l'abattement : pas d'imposition

IMPORTANT : dans tous les cas, il faut ajouter les prélèvements sociaux (12,3% depuis le 01/01/2011). Ces prélèvements sont effectués chaque année sur les fonds en euros et lors du retrait pour les fonds en unités de compte (OPCVM).


vendredi 28 janvier 2011

Les tarifs bancaires stables en 2011 (source Le Figaro)

D'après l'enquête publiée par l'association CLCV et le magazine Mieux vivre votre argent, les clients avec une consommation intensive de services vont subir les augmentations les plus fortes.
Les tarifs des services bancaires restent stables en 2011 par rapport à 2010, sauf pour les clients ayant une utilisation intensive qui enregistrent une hausse de 1,79%, selon l'enquête annuelle de l'association de consommateurs CLCV et du magazine Mieux vivre votre argent. La précédente édition de cette enquête avait fait état d'une baisse des tarifs de 5,3% en 2010 par rapport à 2009 mais aussi et surtout de grandes disparités entre les établissements, ce qui semble toujours être le cas. L'étude relève que «d'une banque à l'autre, la différence de prix va jusqu'à 195% pour un même panier de services». Quant aux banques présentes Outre-Mer, leurs tarifs restent beaucoup plus élevés que ceux qu'elles pratiquent en métropole. La facture peut ainsi être multipliée par cinq.
Les packages toujours surdimensionnés
Comme chaque année, l'étude établit trois profils de consommateurs de services bancaires allant du client utilisant les services «classiques» au couple de boursicoteur, gros consommateur de services. Pour le profil le moins consommateur de services, la facture affiche une légère baisse de 0,29% à 63,18 euros de frais annuels. Mais la facture peut en pratique varier de 35 à 108 euros ! L'étude confirme que les petits consommateurs de services ont intérêt à éviter de souscrire des packages de services (forfait comprenant la carte de paiement et divers services de gestion des compte comme les virements, des chèques de banque...)souvent surdimensionnés. Choisir à la carte -c'est à dire en choisissant une à une les prestations - permet de réelles économies. Or, les banques parviennent à doter la majorité de leurs clients de ces bouquets de services.
Dans le cas du profil moyen couple de clients avec un plan d'épargne en actions, le coût d'utilisation des services augmente légèrement de 0,29%, de 159 à 203 euros environ. L'achat des services à la carte reste aussi plus intéressant dans la moitié des établissements qui ont fait l'objet de l'enquête.
Quant au couple de boursicoteurs, c'est lui qui subit la plus forte inflation en 2011, avec une hausse de 1,79%. Les packages s'avèrent en revanche plus avantageux, le coût des services passant de 574 euros à la carte contre 562 euros avec un forfait.

jeudi 27 janvier 2011

Opportunité historique sur les valeurs de rendement (sources AOF)

En résumé, les grandes capitalisations boursières européennes offrent des perspectives de rendement intéressantes compte tenu de leur récente restructuration , de leur positionnement et  de leur sous valorisation actuelle.


"Le rebond entamé à compter du 9 mars 2009 a bien entendu profité en priorité aux sociétés cycliques (industrielles et financières). Durant les premiers mois de ce rebond (jusque fin 2009), les valeurs de rendement ont accumulé une décote injustifiée ; l'année 2009 a vu se poursuivre l'écartement des valorisations pour atteindre plus de 15% de performance pour le MSCI Europe Growth, contre une performance nulle pour le MSCI Europe Value", note Edmond de Rothschild AM.

"En parallèle, l'écart de performance se creuse entre les grandes et les petites/moyennes capitalisations : depuis fin 2009, le CAC40 sous-performe le CAC Mid&Small 190 de plus de 21 points. Cet écartement semble intenable dans la durée, et justifie une surpondération de la thématique rendement/grandes capitalisations/valeurs décotées, afin de profiter d'une revalorisation en 2011, pour ces sociétés présentant à la fois une décote sur le marché, une volatilité inférieure, et des fondamentaux de qualité."

"Le rebond des marchés de plus de 80% depuis le point bas du 9 mars 2009 s'est construit sur une reprise de l'activité des sociétés cycliques (automobile, chimie, industrie, ...), dynamisées par des décisions gouvernementales (plans de relance, prime à la casse), ainsi que par une croissance émergente toujours solide. Le contrecoup de cette politique budgétaire expansionniste s'est matérialisé par la crise souveraine de la zone euro, qui, depuis une année, inquiète régulièrement les marchés actions et du crédit souverain."

"Outre l'inquiétude financière des porteurs de dette des pays périphériques, cette crise rappelle le besoin d'assainissement des comptes publics, et ses conséquences sur la croissance économique pour les années à venir : hausse de la fiscalité, baisse de l'emploi et des investissements publics, susceptibles de peser durablement sur les deux composantes principales de la croissance, la consommation et l'investissement privé."

"Par ailleurs, une revalorisation du risque de crédit souverain et un effet d'éviction de la sphère publique pourraient provoquer une hausse des taux longs, préjudiciable aux sociétés endettées, ainsi qu'à la croissance économique."

"Néanmoins, ces risques ne doivent pas occulter trois éléments favorables et déterminants des marchés actions : une valorisation raisonnable, à 11,3x les résultats estimés du Stoxx600 en 2011 (croissance attendue à +17%, soit un PE implicite de 13,2x pour une croissance nulle en 2011) ; une excellente santé financière des entreprises européennes : le travail de restructuration des bilans en 2009 (notamment sur les BFR) a permis de réduire fortement l'endettement des entreprises non financières (ratio dette nette/Ebitda à 1,5x en 2008, et 1,1x attendu pour 2011) ; une excellente santé opérationnelle après un travail en profondeur sur l'outil de production : les marges d'Ebitda sont positionnées, dès le début de cycle, au niveau du point haut du cycle des années 90 (~12%, déjà en avance de 2 points sur le point de départ du cycle de 2002)."

"Outre ces trois opportunités majeures, on peut également citer des éléments favorables, comme la plus grande diversification géographique des sociétés européennes (jusqu'à 50% des chiffres d'affaires des sociétés hollandaises ou britanniques sont réalisés en dehors de l'Europe, notamment dans les pays émergents, 33% pour les Françaises), leur permettant une plus grande stabilité de leur croissance, sur des niveaux structurellement supérieurs à ceux des pays développés."
 
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mercredi 26 janvier 2011

Du changement dans le PEL (source lexpansion.com)

Un article, basé sur des questions/réponses, qui résume assez bien la nouvelle mouture du Plan d'Epargne Logement. A retenir que cette nouvelle version ne révolutionnera pas l'épargne des futurs titulaires de ce produit. Les conditions de rémunération nette de l'épargne associées au taux du prêt éventuellement consenti ne procurent pas d'avantages déterminants.


Le nouveau mode de calcul du taux de rémunération du plan épargne logement (PEL) vient d'être publié au Journal officiel, avant son entrée en vigueur le 1er mars. Le but : redonner de l'attrait à un placement dont l'encours a baissé de 22% depuis 2005. La ministre de l'Economie Christine Lagarde avait prévu dès novembre une réforme du PEL. A l'arrivée, les changements restent modestes.

Comment sera calculée la nouvelle rémunération ?
Fini le taux fixe déterminé chaque année par un arrêté des ministres de l'Economie et du Logement. La nouvelle méthode de calcul prendra en compte les taux sans risque du marché monétaire européen -dits "swap"- à échéance 2, 5 et 10 ans. Plus précisément, la formule intègrera 70% du taux swap à 5 ans et 30% du taux à 10 ans, minoré du taux à 2 ans.

Et en cas de chute de ces taux ?
Pour garantir la rémunération du PEL même lorsque les taux européens baissent, le gouvernement a prévu un plancher : le taux d'intérêt ne pourra pas descendre en-dessous de 2,5%.

Les épargnants vont-ils y gagner ?
La réforme promettait de rendre le PEL plus séduisant mais le résultat dépendra de l'évolution des taux obligataires en 2011. Si la formule était appliquée aujourd'hui, compte tenu du faible niveau des taux d'intérêt, le taux serait de 2,34%. Le plancher de 2,50% s'appliquerait donc, soit la même rémunération que celle en cours depuis 2003.
Le ministère de l'Economie affirme lui que le taux du PEL aurait été supérieur en moyenne de 0,4 point si la nouvelle formule avait été appliquée ces dix dernières années. "Si les taux d'intérêt de long terme remontent à l'horizon de quatre ou cinq ans, l'impact sera vraiment positif pour les épargnants. Le PEL deviendra un vrai concurrent du Livret A qui est lui indexé sur des taux de court terme et l'inflation", commente Robert Marti, associé aux Cahiers de l'Epargne/Pair Conseil. Depuis 2000, le PEL a connu sa plus forte rémunération entre 2000 et 2003 avec 3,37%.

Quand seront revus les taux ?
La Banque de France publiera tous les ans par voie d'arrêté le nouveau calcul qui s'appliquera aux PEL ouverts pendant l'année en question, et ce pour toute leur durée.

L'imposition reste t-elle la même ?
Non. Sur le principe, les intérêts du PEL restent exonérés d'impôts mais soumis aux prélèvements sociaux. Mais au lieu de l'être à la clôture du plan ou au bout de 10 ans, ils le seront tous les ans, dès la première année de son ouverture. Pour l'épargnant, la rémunération sera un peu moindre chaque année mais reste la même au final. L'Etat dispose lui de recettes plus régulières.

Que devient la prime d'Etat ?
La prime versée lorsque le PEL est dédié à un projet immobilier sera limitée pour recentrer encore le placement vers l'accession à la propriété : elle ne sera accordée que si l'épargnant souscris un prêt d'au moins 5000 euros. Son plafond sera de 1525 euros pour l'acquisition ou la construction d'un logement respecteux de l'environnement, et de seulement 1000 euros dans le cas contraire. "C'est le seul bémol de la réforme, observe Robert Marti. Mais certains ménages en profiteront peut-être pour ouvrir des PEL avant le mois de mars... ce qui permettra aussi de redynamiser la collecte".

Le taux du prêt va t-il changer ?
Les taux d'intérêt de l'emprunt obtenu grâce à l'épargne du PEL restent par contre inchangés : on ajoute 1,7 point au taux d'intérêt, soit un taux minimum de 4,20%. C'est au-dessus de la moyenne des taux de crédit immobilier, exceptionnellement bas depuis l'été, à 3,29% en décembre selon l'Observatoire Crédit Logement-CSA. "Ce n'est pas le plus intéressant mais c'est une façon de se couvrir contre une probable hausse des taux de crédit à venir", note Robert Marti.

Tous les PEL sont-ils concernés par ces changements?
Non, puisque la réforme ne s'applique qu'aux PEL ouverts après son entrée en vigueur, soit le 1er mars 2011.