Le grand bilan.
7 français sur 10 ne savent pas ce qu'ils toucheront à la retraite. Et vous ?
Faites votre bilan retraite !

lundi 21 février 2011

Les taux de crédits immobiliers persistent dans la hausse

C'est une confirmation et la tendance ne devrait plus s'inverser : les taux de crédits immobiliers sont en hausse, comme l'ont été globalement les prix des maisons et des appartements durant l'année 2010. Seul un ralentissement de la hausse de la pierre, de plus en plus probable dans les années à venir, pourrait (le conditionnel est de rigueur) permettre de maintenir une solvabilité raisonable des ménages. Mais peut-on parler désormais de raison face à l'évolution de ces prix ?
(Relaxnews) - Chaque mois, le Relaxfil diffuse le baromètre national des taux fixes de crédits immobiliers, établi par Empruntis.com, courtier en ligne spécialisé dans les crédits et assurances. Ce baromètre est divisé en sept régions : Ile-de-France, Nord, Est, Rhône-Alpes, Méditerranée, Sud-Ouest et Ouest. Ce mois-ci, la tendance haussière généralisée reste d'actualité. Est à noter toutefois que les régions Nord et Est voient certains de leurs taux stagner, voire baisser (pour les durées de 10 et 15 ans).
 
Région Ile-de-France
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
72,90 - 3,903,40+
103,20 - 3,903,50+
153,60 - 4,153,80+
203,80 - 4,504,00+
253,95 - 4,954,15+
304,10 - 5,054,60+
Région Nord
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
72,98 - 4,203,25+
103,25 - 4,303,40-
153,60 - 4,503,80-
203,80 - 4,704,05-
253,95 - 4,954,30=
304,30 -5,254,80+
Région Est
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
72,90 - 3,903,30+
103,25 - 3,903,40-
153,59 - 4,273,75-
203,80 - 4,414,00=
253,90 - 4,954,25=
304,20 - 5,054,65+
Région Rhône-Alpes
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
73,00 - 3,903,35+
103,25 - 3,903,45+
153,60 - 4,293,80+
203,85 - 4,554,00+
253,95 - 4,954,30+
304,30 - 5,054,75+
Région Méditerranée
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
73,00 - 3,903,35+
103,25 - 3,903,45+
153,55 - 4,293,80+
203,80 - 4,554,00+
253,95 - 4,954,30+
304,30 - 5,104,75+
Région Sud-Ouest
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
73,00 - 3,953,35+
103,10 - 3,953,40+
153,30 - 4,303,70+
203,50 - 4,503,90+
253,60 - 4,954,05+
304,10 - 5,054,50+
Région Ouest
Durée (ans)Taux fixes
(min%-max%)
Taux du marchéEvolution
72,95 - 3,903,35+
103,20 - 3,903,40+
153,75 - 4,153,60+
203,85 - 4,403,95+
253,95 - 4,954,15+
304,30 - 5,054,55+

Méthodologie : Les données des baromètres Relaxnews des taux fixes de crédits immobiliers, sont issues du site internet Empruntis.com, courtier en ligne spécialisé dans les crédits et assurances. Les taux fixes sont hors assurance selon le profil et le projet. L'évolution des prix est en rapport aux taux du marché observés le 21 février 2011, taux comparés par rapport au 17 janvier 2011.
© 2011 www.relaxnews.com

 

mardi 15 février 2011

Mariage, pacs, concubinage : que se passe-t-il en cas de décès ?

Les relations entre conjoints peuvent désormais se décliner selon plusieurs niveaux "contractuels", du plus formalisé, le mariage, au non formalisé, le concubinage, en passant par le dernier né (l'intermédiaire entre les deux autres), le pacs.

Si chaque couple peut trouver le moyen adéquat de "formaliser" son union, il s'avère néanmoins utile de bien connaître les conséquences en cas de séparation ou de décès de l'un des deux conjoints.

Voyons quelles sont les conséquences d'un décès selon le statut du couple.

Couple marié
Quel que soit le régime matrimonial choisi (communauté réduite aux acquêts, séparation de biens, communauté universelle, participation aux acquêts), dont nous ne débattrons pas en détail ici, le conjoint survivant est plutôt bien protégé car il récupère au minimum la totalité de l'usufruit des biens du défunt (s'il n'y a pas d'enfant issu d'un premier lit), voire plus (1/4 de la pleine propriété) s'il existe une donation entre époux. Notons au passage l'importance de la donation entre époux s'il existe un enfant issu d'un premier lit.
Dans tous les cas, le conjoint survivant est exonéré des droits de succession depuis août 2007.

Couple pascsé
Le couple pacsé bénéficie presque des mêmes avantages que le couple marié. Attention toutefois à bien veiller à rédiger un testament, sans quoi le partenaire survivant n'aura aucun droit sur la succession du défunt. De même, il ne pourra pas bénéficier de la pension de réversion du défunt.

Couple en concubinage
C'est clairement le statut le moins protecteur. Seul un testtment peut permettre au partenaire survivant d'hériter du défunt mais avec des droits de succession de 60% ! De plus, contrairement aux autres statuts, le partenaire survivant ne bénéficie pas du droit au logement jusqu'à son décès si le couple était propriétaire de leur résidence principale. On imagine les conséquences en cas de mésentente avec les héritiers du défunt.

vendredi 11 février 2011

Focus sur l'Assurance Vie Entière

L'assurance vie permet de nombreuses possibilité de sortie. Nous allons évoquer dans ce billet une issue très intéressante pour garantir un capital à vie : la sortie en vie entière.

Prenons un exemple. Monsieur Durand souhaite que son épouse et/ou ses enfants puissent bénéficier d'un capital à son décès. Il souscrit à une assurance vie entière en cotisant régulièrement (pendant une période déterminée ou toute sa vie durant), un montant proportionnel au capital garanti. Quelle que soit la date de son décès, ses bénéficiaires recevront le capital prévu.

Quels sont les avantages de ce type de contrat ?
Un contrat "vie entière" permet tout d'abord de régler efficacement la transmission d'un patrimoine, les droits de succession et il peut éviter un morcellement du patrimoine immobilier.

Autre avantage : contrairement au contrats de prévoyance temporaires comme ceux dont bénéficient les salariés tant qu'ils exercent leur activité, un contrat "vie entière" n'est pas limité dans le temps. Le capital est garanti jusqu'au décès de l'assuré. Par exemple, ce contrat est parfaitement adapté si vous souhaitez conserver une capacité d'emprunt à n'importe quel âge car il peut venir en garantie pour un organisme prêteur. Allez trouver une banque qui vous consentira un prêt, même minime, à l'âge de 70 ans, ou alors avec des garanties exorbitantes ?

Même si ce n'est pas une solution d'épargne, un contrat "vie entière" comporte une provision mathématique, c'est à dire une somme dont vous pouvez disposer si vous souhaiter y mettre un terme. Imaginez une assurance automobile pour laquelle vous cotisez régulièrement et qui vous permettrait le jour où vous décidez d'arrêter de conduire de récupérer une somme d'argent, voire dans certains cas la totalité des cotisations versées. C'est exactement ce que propose un contrat "vie entière" sauf qu'au lieu de la voiture c'est vous qui êtes l' "objet" assuré !

En résumé, un contrat "vie entière" est adapté à presque toutes les situations familiales et il serait bien dommage de s'en priver !

mardi 8 février 2011

La dépendance : le nouveau chantier du gouvernement

Cette fois c'est parti ! C'était une promesse électorale, il est donc temps de la traiter. Certains pourraient affirmer que la conjoncture n'est pas favorable à la mise en place, sûrement coûteuse, d'une mesure d'envergure pour pallier le manque d'assistance des personnes dépendantes. Mais, face à l'allongement de la durée de la vie et à la baisse prévisible des prestations des régimes obligatoires de retraite, il n'est pas souhaitable de reporter le chantier ne serait-ce que de quelques années.

La dépendance, tout le monde est concerné ! Chaque individu est ou sera confronté à la dépendance, directement ou de part son entourage. Alors, prenons le problème à bras-le-corps et n'imposons pas à nos proches, en plus d'une charge morale certaine, une charge financière supplémentaire.
Extrait de patrimoine.com
55 % des Français se montrent peu favorables à la mise en place d'une assurance dépendance obligatoire à partir de 50 ans, contre 42 % se déclarant favorables (56 % chez les 65-75 ans), selon le baromètre annuel TNS-Sofres pour le compte de la Banque Postale et "La Tribune" et dévoilé ce matin dans le quotidien économique. Même si le journal ne voit pas un rejet massif de cette idée, force est de constater que, pour le moment, le taux de souscription est encore faible : seulement 12 % des personnes interrogées ont déjà souscrit un contrat de prévoyance ou d'assurance, 3 % de celles qui n'en ont pas souscrit affirment avoir l'intention d'en souscrire un prochainement et 11 % "probablement". 82 % des Français interrogés se sentent tout de même concernés par le sujet de la dépendance pour l'un de leurs proches et 62 % ont été ou sont déjà confrontés à une situation de dépendance dans leur entourage familial.  
© Patrimoine.com


lundi 7 février 2011

Impôts : les actions dans le collimateur (source l'Expansion)

Dans la série, il faut trouver des recettes pour combler les déficits, c'est au tour des actions détenues dans un portefeuille titres qui sont visées. Cela peut paraître paradoxal quand on réalise que les entreprises ont besoin de financement et que l'épargne des français est relativement peu investie sur les marchés actions. Autre paradoxe, cette réforme pourrait être mieux accueillie par les contribuables que celles qui avait visée les taxations immobilières, tout simplement parce que les français "n'aiment" ni la bourse ni les personnes qui y investissent une partie de leurs économies. Un multi-propriétaire est aujourd'hui bien mieux considéré par ses compatriotes qu'un investisseur qui participe au développement des entreprises ! Les politiques vont-ils céder à l'émotion populaire ?


Après plusieurs réunions de cadrage, sur l'état des lieux du patrimoine des Français et les comparaisons avec nos voisins européens, le groupe de travail sur la réforme de la fiscalité du patrimoine va rentrer mardi 8 février dans le vif du sujet. Objectif: trouver environ 3 milliards d'euros de recettes nouvelles pour compenser la suppression de l'ISF. Depuis l'annonce de cette réforme annoncée par Nicolas Sarkozy l'automne dernier, plusieurs ballons d'essai ont déjà été lancés, comme la création d'une tranche supplémentaire de l'impôt sur le revenu ou encore la taxation des plus-values immobilières. Le dernier en date vise les revenus mobiliers, c'est à dire les plus-values dégagées lors de la vente d'actions, d'obligations, de fonds de placement. Voici ce qui est envisagé:

Supprimer le prélèvement forfaitaire obligatoire
Actuellement, les épargnants ont le choix entre deux options fiscales: intégrer leurs revenus mobiliers à leur revenu imposable ou opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL). Le PFL est prélevé directement à la source des revenus bancaires. Son  taux est fixe, il ne dépend pas du revenu global du contribuable. Il est de 19% depuis le 1er janvier 2011. S'y ajoutent les prélèvements sociaux (taux de 12,3%). Soit un niveau de taxation des plus-values mobilières de  31,3%. Le député de Maine et Loire Michel Piron (UMP) propose de supprimer de prélèvement libératoire et de taxer les plus values au barème de l'impôt sur le revenu, barème dont le taux marginal grimpe à 41%. "Cette idée pose plusieurs problèmes, confie-t-on dans l'entourage de Gilles Carrez, le rapporteur UMP du budget à l'Assemblée: un problème de délais, puisqu'il y aurait une année blanche, et surtout un problème de convergence avec nos voisins européens qui ont tous ce système de prélèvement forfaitaire obligatoire." "Attention de ne pas augmenter trop fort et trop vite la taxation des actions", prévient de son côté le député centriste Charles de Courson. Selon ses calculs, cette mesure rapporterait entre 5 et 6 milliards d'euros, près de deux fois plus que l'ISF.  

Augmenter le niveau de taxation
Charles de Courson propose un alourdissement de l'imposition moins brutal, d'environ 7 points. Le taux du PFL passerait ainsi de 19 à 26%, soit un niveau global d'imposition (prélèvements sociaux compris) de 38,3%. Selon les calculs du député de la Marne, cette mesure rapporterait autour de deux milliards d'euros. Les avocats fiscalistes du cabinet Landwell & Associés, qui ont exploré plusieurs pistes à la demande de L'Expansion (numéro 760 de février 2011), évaluent plutôt le gain de cette proposition à 1,5 milliard d'euros. Pour ne pas pénaliser les petits porteurs, qui ne bénéficient déjà plus du seuil d'exonération de 25 830 euros (depuis le 1er janvier 2011, les plus-values de cessions de valeurs mobilières sont taxables dès le 1er euro), Charles de Courson propose un abattement à la base de 1000 euros.  

Supprimer l'exonération progressive des plus-values
Depuis le 1er janvier 2006, les plus values réalisées sur les actions sont exonérées d'impôt sur le revenu (mais pas de prélèvements sociaux) à condition d'avoir détenu les titres au moins six ans. Les premiers investisseurs devraient donc commencer à profiter de ce mécanisme en 2012. L'exonération atteint un  tiers par an à partir de la sixième année de détention, soit une exonération totale des plus values au bout de neuf ans. Ce qui revient à une exonération totale en 2014. Gilles Carrez préconise de revenir sur ce dispositif qui aura pour conséquence de vider l'assiette de l'impôt sur les valeurs mobilières.

mercredi 2 février 2011

Les taux des crédit immobiliers remontent

Deux conséquences immédiates à cette remontée des taux, une défavorable pour les particuliers, l'autre favorable : premièrement, il y aura moins d'emprunteurs car les prix des biens immobiliers ne devraient pas baisser à très court terme, deuxièmement la concurrence entre les établissements de crédit va se renforcer.

En moyenne, les taux fixes sont remontés fin janvier à 3,8% pour un emprunt de 150 000€ sur 15 ans et 4% sur 20 ans. Si les prix de l'immobilier continuent à s'apprécier de 5% cette année, 25% des dossiers emprunteurs ne seraient plus acceptés par les banques à cause d'un taux d'endettement trop élevé. La machine pourrait alors se gripper en provoquant tout d'abord un gel des ventes et, à plus long terme, une baisse des prix car certains vendeurs seront dans l'obligation de céder leurs biens.

Toutefois, l'arrivée du prêt à taux 0 pourrait donner un peu d'air aux primo accédants, surtout sur le marché hors grandes agglomérations qui reste plus accessible.