Parmi les changements fiscaux 2012, on notera plus particulièrement la fin brutale du dispositif Scellier qui a coûté énormément au contribuable français.
En effet, principale niche fiscale immobilière, le Scellier s'était imposé comme l'incontournable de la défiscalisation immédiate aux yeux du grand public et ce grâce aux nombreuses campagnes de publicité menées par les promoteurs.
Quelles en ont été les conséquences ?
- Achat de biens surpayés par rapport au rendement locatif espéré (et dans quel état seront ces biens dans 10-20 ans lorsqu'il faudra songer à leur revente ?)
- La masse d'argent financée par les aides publiques pour le secteur de l'immobilier (37 milliards d'euros) est presque équivalente à l'impôt sur le revenu (46 milliards) ! C'est autant de manque à gagner pour l'état donc pour les contribuables.
- L'immobilier est devenu plus cher pénalisant ainsi les primo-accédants.
- Enfin, on a fait croire que le Scellier était une opération miracle permettant d'économiser de l'impôt. Certes c'est un dispositif qui a permis aux gros contribuables d'optimiser leur fiscalité mais qu'en est-il des petits ? L'économie fiscale a en majorité servi à financer le promoteur qui a profité de l'aubaine pour vendre à prix fort.
Ce n'est que le début d'un retour à la normale avec espérons-le une retombée des prix de l'immobilier qui permettra au plus grand nombre de devenir propriétaire et ainsi commencer à bâtir un socle de patrimoine.