Rien de révolutionnaire ? Si quand même car le gouvernement s'attaque désormais sérieusement aux actifs immobiliers. Ce n'est pas une attaque de front mais il y aura désormais un impact non négligeable dans la façon de gérer son patrimoine. Sans vouloir faire un mauvais jeu de mot, l'épargne financière est de son côté plutôt "épargnée" mais c'est somme toute logique car les fonds investis par nos concitoyens sont en très grande majorité liés à des emprunts de l'état Français (les fameux fonds en euros). Il ne faudrait donc pas risquer une sortie massive de ce type d'investissement au risque de voir l'état ne plus pouvoir emprunter dans de bonnes conditions.
En résumé, voici les mesures les plus marquantes annoncées hier par François Fillon :
1. Les plus values immobilières hors résidence principale ne bénéficient plus de l'abattement à partir de la 6ème année de détention. Rappelons qu'auparavant, il suffisait d'attendre 15 ans pour être totalement exonéré des plus values. Maintenant, seule l'inflation sera prise en compte pour "compenser" l'évolution normale du coût de la vie dans le calcul de la plus value imposable. Cette décision est à prise d'effet immédiate ! Les conséquences sont telles que les spécialistes de l'immobilier prévoient un blocage des ventes dans un avenir proche avec un possible risque de chute du marché car il y aura forcément moins d'acquéreurs pour investir dans l'immobilier locatif.
Désormais, c'est quasiment 1/3 de la plus value qui partira dans les caisses de l'état !
2. Les prélèvements sociaux pour les revenus de l'épargne passent de 12,3% à 13,5%. C'est une hausse modeste qui ne remet pas en cause l'intérêt pour les placements financiers traditionnels (livrets non réglementés, assurance vie, actions...).
3. Les assurances santé (contrats dits solidaires et responsables) voient leur taxe augmenter de 3,5% à 7%.
4. Il y aura de nouvelles mesures en 2012 pour réduire encore les avantages liés aux niches fiscales.
En clair, il est plus que jamais nécessaire de diversifier et arbitrer régulièrement ses investissements pour tenir compte des changements de fiscalité.