L'évolution de l'immobilier, notamment à Paris et en petite couronne mais aussi dans quelques métropoles de province, devient très alarmante non seulement pour les primo-accédants mais aussi pour les investisseurs.
L'achat d'un appartement est désormais quasiment impossible pour les primo-accédants, même avec un endettement dépassant les limites du raisonnable. De plus, la future évolution des taux que plus personne ne conteste ne va faire qu'accentuer la tendance. Qui désormais va vouloir (pouvoir ?) s'endetter sur 30 ans pour loger dans un 2 pièces qu'il faudra quitter dans 5 ou 10 ans lorsque la famille s'agrandira ? Sans compter les droits de mutation dont l'état et les régions sont les grands bénéficiaires.
Pour l'investisseur la situation est presque aussi alarmante. Les taux de rendement d'un bien immobilier sont en baisse car les futurs loyers ne compenseront pas le coût d'achat excessif d'un bien. La fiscalité, toujours plus défavorable, viendra sans aucun doute altérer un peu plus le rendement net.
La folie de l'immobilier est due au manque de logements dans les grandes métropoles et l'attrait de la pierre historiquement ancrée chez les français mais attention au retour de bâton ! Lorsque le marché se déconnecte de la réalité, il y a toujours un moment de latence entre le fait et sa perception par le grand public. Plus ce laps de temps est grand, plus dure est la chute et les derniers entrés sur ce marché seront les grands perdants de l'affaire. Bon nombre de spécialistes s'alarment depuis plus d'un an contre la montée irrationnelle des prix de l'immobilier. Au départ, personne ne voulait y croire, maintenant leur voix commence à être relayée par les médias et même par les spécialistes du secteur.
Nous sommes bien dans ce qu'il convient d'appeler une bulle. Et celle-ci est déjà bien grosse !