Alors que la monnaie unique fête sa dixième année d'existence, les Français l'accusent d'avoir fait s'envoler les prix. C'est faux. Explications.
REUTERS/Charles Platiau
Il y a dix ans, le 1er janvier 2002, l'euro remplaçait le franc dans le quotidien des Français. Dès sa naissance, la monnaie unique européenne a été accusée par l'opinion d'avoir favorisé l'inflation. Aujourd'hui encore, cette idée est majoritaire: selon un sondage Ifop réalisé début 2011, 86% des Français jugent que le passage à l'euro s'est traduit par une forte hausse des prix. L'antienne est connue: un euro d'aujourd'hui vaut un franc d'hier. Autrement dit, en dix ans, les prix auraient été multipliés par six. Fantasme ou réalité?
Le passage à l'euro s'est-il traduit par une forte hausse des prix?
A l'aube du passage à l'euro, en novembre 2001, les deux tiers des Français s'inquiétaient de l'effet inflationniste qu'allait engendrer ce bouleversement de leur vie quotidienne. En réalité, le passage à l'euro n'a eu qu'un impact limité sur les prix (+0,16% en 2002), selon une étude réalisée par l'Insee en 2003. Car les prix avaient commencé à augmenter avant l'entrée en vigueur de l'euro, en 2001 (+0,12%). C'est dans le secteur des services que les prix ont le plus augmenté en 2001-2002 (+0,8%), notamment dans les cafés et restaurants. Dans l'alimentation, l'effet euro ne fut que de +0,4%. La forte hausse des prix dans ce secteur (+6,3% entre 2000 et 2002) est en effet due à d'autres facteurs (conditions climatiques défavorables, hausse du prix des matières premières, crise de la vache folle, concentration du secteur de la grande distribution, etc.).
Comment ont évolué les prix depuis dix ans?
L'indice des prix à la consommation en France a progressé en moyenne de 2% depuis 2002, soit une hausse cumulée de 14,4% - en comparaison, l'inflation cumulée durant la période 1990-1998 atteignait 17,2%.
Evolution de l'indice des prix à la consommation en France année indice base 100 en 1998 / évolution en moyenne annuelle/ évolution depuis 2002 :
2002 105,89
2003 108,12 2,1% 2,1%
2004 110,43 2,1% 4,3%
2005 112,36 1,7% 6,1%
2006 114,24 1,7% 7,9%
2007 115,94 1,5% 9,5%
2008 119,20 2,8% 12,6%
2009 119,31 0,1% 12,7%
2010 121,13 1,5% 14,4%
Source: Insee
Ce chiffre global cache cependant de fortes disparités. Alors que certains secteurs enregistrent de fortes baisses - l'électroménager, l'électronique grand public, le textile, l'automobile, etc. -, d'autres au contraire ont connu d'importants "dérapages de prix, notamment dans les dépenses contraintes des ménages que sont le logement, l'alimentaire et le transport", indique Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir. Selon une enquête à paraitre mardi dans le magazine consumériste Que choisir, les prix dans ces trois postes clés de dépenses des ménages ont bondi de 35 à 40% depuis 2002. A titre d'exemple: le prix de la baquette de pain a grimpé de 27%, celui d'un poulet d'un kilo de 47%, tandis que les loyers ont bondi de 34% dans la capitale et de 32,8% en province.
Qu'est-ce qui explique cette hausse?
"L'euro est un bouc émissaire facile de la hausse des prix, pourtant il n'a pas grand-chose à voir avec la formation des prix. Il faut que les consommateurs comprennent que ce n'est pas la monnaie unique qui génère de l'inflation mais le manque de concurrence et de régulation dans certains secteurs, explique Alain Bazot. C'est la conséquence d'une libéralisation des prix insuffisamment régulée." La hausse vertigineuse des prix du logement est ainsi due à un déséquilibre du marché entre l'offre et la demande. Celle des transports est liée pour partie à la hausse des cours du pétrole, qui dépendent de la demande mondiale et des crises géopolitiques, et pour une autre à un manque de concurrence dans le rail. Quant à la hausse des prix des produits alimentaires, elle est due à la flambée des cours des matières premières, mais aussi, et surtout selon l'UFC-Que Choisir, aux marges croissantes des distributeurs.
Prévoyance & Patrimoine
L'actualité de votre protection financière
Le grand bilan.
7 français sur 10 ne savent pas ce qu'ils toucheront à la retraite. Et vous ?
Faites votre bilan retraite !
7 français sur 10 ne savent pas ce qu'ils toucheront à la retraite. Et vous ?
Faites votre bilan retraite !
vendredi 30 décembre 2011
jeudi 1 décembre 2011
Fonctionnaires : votre retraite mérite mieux que le contrat PREFON !
Vous êtes fonctionnaires et vous avez sûrement entendu la dernière campagne publicitaire de PREFON Retraite sur les ondes. Depuis longtemps, ce contrat est considéré par l'incontournable de la retraite complémentaire spécifiquement dédiée à la fonction publique mais savez-vous que vous pouvez choisir n'importe quel autre contrat du marché afin de compléter vos revenus une fois votre vie active terminée ?
Depuis plusieurs années, la valeur de service de la PREFON est "stochée" au plus bas, ce qui signifie en clair que la valeur de votre future retraite n'évolue presque plus. En 2010, le rendement était même inférieur aux régimes ARRCO et AGIRC déjà mal en point ! Pire, les personnes déjà retraitées voient leur rente stagner et ce n'est que le début...
A titre de comparaison, le contrat PAIR de l'Agipi a délivré en 3 ans plus de rendement ce que la PREFON a fait en 5 ans. Alors avant de choisir une complémentaire retraite, regardez bien tous les paramètres et ne cédez pas aux sirènes des spots publicitaires !
Depuis plusieurs années, la valeur de service de la PREFON est "stochée" au plus bas, ce qui signifie en clair que la valeur de votre future retraite n'évolue presque plus. En 2010, le rendement était même inférieur aux régimes ARRCO et AGIRC déjà mal en point ! Pire, les personnes déjà retraitées voient leur rente stagner et ce n'est que le début...
A titre de comparaison, le contrat PAIR de l'Agipi a délivré en 3 ans plus de rendement ce que la PREFON a fait en 5 ans. Alors avant de choisir une complémentaire retraite, regardez bien tous les paramètres et ne cédez pas aux sirènes des spots publicitaires !
mardi 22 novembre 2011
Personne n'est à l'abri de vivre vieux !
Les dernières statistiques sur l'espérance de vie sont éloquentes : on vit de plus en plus vieux ! On parle très souvent d'espérance de vie à la naissance qui est une donnée très intéressante pour connaître l'état de santé d'une nation mais on ignore en général l'espérance de vie d'un retraité.
Or cette donnée est essentielle. En effet, comment évaluer ses besoins lorsque son activité professionnelle aura cessée. Doit-on se baser sur une espérance de vie moyenne ? Comment l'évaluer si on est un homme ou une femme ?
Bien sûr, on ne peut (heureusement) pas prévoir la date de son décès. C'est pourquoi les contrats de type retraite proposant des versements de rente à vie sont parfaitement adaptés pour répondre à cette problématique. Ils le sont d'autant plus que les récentes évaluations d'espérance de vie à la retraite donnent les chiffres suivants :
- A 65 ans un homme a une espérance de vie de 89 ans (soit 24 ans après ses 65 ans).
- A 65 ans une femme a une espérance de vie de 92 ans (soit 27 ans après 65 ans).
Et ce n'est qu'une moyenne ! Les centenaires deviennent de plus en plus nombreux.
Ces chiffres continueront à augmenter.
Alors s'il faut vivre vieux, faites en sorte de vivre le mieux possible et si possible sans dépendre de votre famille !
Or cette donnée est essentielle. En effet, comment évaluer ses besoins lorsque son activité professionnelle aura cessée. Doit-on se baser sur une espérance de vie moyenne ? Comment l'évaluer si on est un homme ou une femme ?
Bien sûr, on ne peut (heureusement) pas prévoir la date de son décès. C'est pourquoi les contrats de type retraite proposant des versements de rente à vie sont parfaitement adaptés pour répondre à cette problématique. Ils le sont d'autant plus que les récentes évaluations d'espérance de vie à la retraite donnent les chiffres suivants :
- A 65 ans un homme a une espérance de vie de 89 ans (soit 24 ans après ses 65 ans).
- A 65 ans une femme a une espérance de vie de 92 ans (soit 27 ans après 65 ans).
Et ce n'est qu'une moyenne ! Les centenaires deviennent de plus en plus nombreux.
Ces chiffres continueront à augmenter.
Alors s'il faut vivre vieux, faites en sorte de vivre le mieux possible et si possible sans dépendre de votre famille !
jeudi 10 novembre 2011
Le dispositif Scellier c'est terminé, il était temps !
Parmi les changements fiscaux 2012, on notera plus particulièrement la fin brutale du dispositif Scellier qui a coûté énormément au contribuable français.
En effet, principale niche fiscale immobilière, le Scellier s'était imposé comme l'incontournable de la défiscalisation immédiate aux yeux du grand public et ce grâce aux nombreuses campagnes de publicité menées par les promoteurs.
Quelles en ont été les conséquences ?
- Achat de biens surpayés par rapport au rendement locatif espéré (et dans quel état seront ces biens dans 10-20 ans lorsqu'il faudra songer à leur revente ?)
- La masse d'argent financée par les aides publiques pour le secteur de l'immobilier (37 milliards d'euros) est presque équivalente à l'impôt sur le revenu (46 milliards) ! C'est autant de manque à gagner pour l'état donc pour les contribuables.
- L'immobilier est devenu plus cher pénalisant ainsi les primo-accédants.
- Enfin, on a fait croire que le Scellier était une opération miracle permettant d'économiser de l'impôt. Certes c'est un dispositif qui a permis aux gros contribuables d'optimiser leur fiscalité mais qu'en est-il des petits ? L'économie fiscale a en majorité servi à financer le promoteur qui a profité de l'aubaine pour vendre à prix fort.
Ce n'est que le début d'un retour à la normale avec espérons-le une retombée des prix de l'immobilier qui permettra au plus grand nombre de devenir propriétaire et ainsi commencer à bâtir un socle de patrimoine.
En effet, principale niche fiscale immobilière, le Scellier s'était imposé comme l'incontournable de la défiscalisation immédiate aux yeux du grand public et ce grâce aux nombreuses campagnes de publicité menées par les promoteurs.
Quelles en ont été les conséquences ?
- Achat de biens surpayés par rapport au rendement locatif espéré (et dans quel état seront ces biens dans 10-20 ans lorsqu'il faudra songer à leur revente ?)
- La masse d'argent financée par les aides publiques pour le secteur de l'immobilier (37 milliards d'euros) est presque équivalente à l'impôt sur le revenu (46 milliards) ! C'est autant de manque à gagner pour l'état donc pour les contribuables.
- L'immobilier est devenu plus cher pénalisant ainsi les primo-accédants.
- Enfin, on a fait croire que le Scellier était une opération miracle permettant d'économiser de l'impôt. Certes c'est un dispositif qui a permis aux gros contribuables d'optimiser leur fiscalité mais qu'en est-il des petits ? L'économie fiscale a en majorité servi à financer le promoteur qui a profité de l'aubaine pour vendre à prix fort.
Ce n'est que le début d'un retour à la normale avec espérons-le une retombée des prix de l'immobilier qui permettra au plus grand nombre de devenir propriétaire et ainsi commencer à bâtir un socle de patrimoine.
mardi 6 septembre 2011
Finalement ce sera 30 ans !
Last but not least !
Dernier revirement du gouvernement au sujet de la taxation des plus values immobilières : il faudra donc désormais attendre 30 ans pour être totalement exonéré.
Décidément il est difficile de tenir un cap de réformes !
A quand la prochaine nouvelle ?
Dernier revirement du gouvernement au sujet de la taxation des plus values immobilières : il faudra donc désormais attendre 30 ans pour être totalement exonéré.
Décidément il est difficile de tenir un cap de réformes !
A quand la prochaine nouvelle ?
Inscription à :
Articles (Atom)