Le grand bilan.
7 français sur 10 ne savent pas ce qu'ils toucheront à la retraite. Et vous ?
Faites votre bilan retraite !

lundi 31 janvier 2011

Les actions à fort rendement

2011 : un bon cru pour le CAC ?

Sans trop s'avancer pour répondre à cette question, on peut jouer la stratégie du rendement. On assite en effet aujourd'hui à un retour en grâce des actions européennes qui souffrent encore d'un retard de valorisation par rapport à leurs homologues des autres régions du monde, notamment les Etats-Unis. Parmi les actions françaises qui ont le plus souffert, certaines présentent de ce fait un rendement plus élevé (montant du dividende / cours de l'action).

Voici une liste d'actions du CAC 40 intéressantes pour faire fructifier son portefeuille avec des dividendes prometteurs en 2011 (par ordre alphabétique) :

  • AXA
  • BOUYGUES
  • FRANCE TELECOM
  • GDF
  • SANOFI
  • TOTAL
  • VEOLIA
  • VINCI
  • VIVENDI
On peut ainsi espérer gagner sur les deux tableaux tout en ne risquant pas d'y laisser sa chemise.
Il est bien entendu que la meilleure stratégie reste la diversification et qu'il convient de ne pas tout miser sur une seule classe d'actifs et une seule zone géographique.

samedi 29 janvier 2011

La fiscalité de l'assurance vie (en cas de vie)

Bien que l'assurance vie représente un des placements privilégiés des Français, un grand nombre de souscripteurs ne connaissent pas les multiples possibilités et avantages de ce placement. Nous allons étudier plus particulièrement une caractéristique essentielle d'un contrat d'assurance vie : sa fiscalité.

Nous détaillons ci-dessous la fiscalité de l'assurance vie en cas de vie, c'est à dire en cas de rachat total ou partiel de l'épargne par le souscripteur du contrat (donc vivant au moment du rachat). La fiscalité en cas de décès sera étudiée dans un autre billet.

La date de souscription du contrat est la date de référence fiscale. En clair, plus tôt vous souscrivez à une assurance vie, plus tôt vous bénéficierez de ses avantages fiscaux. Quoiqu'il en soit, et contrairement à ce que vous disent généralement vos chers banquiers : votre épargne n'est pas bloquée pendant 8 ans ! De plus, en cas de retrait, même avant les fameux 8 ans, le rendement après fiscalité d'un fond sécurisé (en euros) dans un contrat en assurance vie reste aujourd'hui dans presque tous les cas plus avantageux qu'un livret d'épargne réglementé (livret A, Codevi...).

Que se passe-t-il en cas de retrait ?
Tout d'abord, il faut calculer l'éventuelle plus value générée de votre contrat. On l'obtient par la formule suivante :

Plus Value = Montant Rachat Partiel - (Cumul des Versements x Montant Rachat Partiel / Montant Epargne Atteinte).

Illustration par un exemple :
Cumul des versements : 100 000€
Montant Epargne Atteinte : 120 000€
Montant Rachat Partiel : 10 000€
Plus Value = 10000 - (100000 x 10000 / 120000) = 1666,67€

Si le retrait a lieu avant 4 ans
La plus value est imposée au Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) de 35% ou à l'impôt sur le revenu (IR). Donc, si votre Tranche Marginale d'Imposition (TMI) est inférieure à 35%, vous avez tout intérêt à intégrer la plus value à votre impôt sur le revenu.

Avec notre exemple :
Option PFL : Imposition = 1666,67 x 35% = 583,33€
Option IR (si TMI = 14%) : Imposition = 1666,67 x 14% = 233,33€

Si le retrait a lieu entre 4 et 8 ans
La plus value est imposée au Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) de 15% ou à l'impôt sur le revenu (IR). 
Avec notre exemple :
Option PFL : Imposition = 1666,67 x 15% = 250€
Option IR (si TMI = 14%) : Imposition = 1666,67 x 14% = 233,33€

Si le retrait a lieu après 8 ans
La plus value est imposée au Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) de 7,5% ou à l'impôt sur le revenu (IR) après un abattement de 4600€ pour un célibataire ou 9200€ pour un couple.
Avec notre exemple :
Option PFL : Imposition = 1666,67 x 7,5% = 125€
Application de l'abattement : pas d'imposition

IMPORTANT : dans tous les cas, il faut ajouter les prélèvements sociaux (12,3% depuis le 01/01/2011). Ces prélèvements sont effectués chaque année sur les fonds en euros et lors du retrait pour les fonds en unités de compte (OPCVM).


vendredi 28 janvier 2011

Les tarifs bancaires stables en 2011 (source Le Figaro)

D'après l'enquête publiée par l'association CLCV et le magazine Mieux vivre votre argent, les clients avec une consommation intensive de services vont subir les augmentations les plus fortes.
Les tarifs des services bancaires restent stables en 2011 par rapport à 2010, sauf pour les clients ayant une utilisation intensive qui enregistrent une hausse de 1,79%, selon l'enquête annuelle de l'association de consommateurs CLCV et du magazine Mieux vivre votre argent. La précédente édition de cette enquête avait fait état d'une baisse des tarifs de 5,3% en 2010 par rapport à 2009 mais aussi et surtout de grandes disparités entre les établissements, ce qui semble toujours être le cas. L'étude relève que «d'une banque à l'autre, la différence de prix va jusqu'à 195% pour un même panier de services». Quant aux banques présentes Outre-Mer, leurs tarifs restent beaucoup plus élevés que ceux qu'elles pratiquent en métropole. La facture peut ainsi être multipliée par cinq.
Les packages toujours surdimensionnés
Comme chaque année, l'étude établit trois profils de consommateurs de services bancaires allant du client utilisant les services «classiques» au couple de boursicoteur, gros consommateur de services. Pour le profil le moins consommateur de services, la facture affiche une légère baisse de 0,29% à 63,18 euros de frais annuels. Mais la facture peut en pratique varier de 35 à 108 euros ! L'étude confirme que les petits consommateurs de services ont intérêt à éviter de souscrire des packages de services (forfait comprenant la carte de paiement et divers services de gestion des compte comme les virements, des chèques de banque...)souvent surdimensionnés. Choisir à la carte -c'est à dire en choisissant une à une les prestations - permet de réelles économies. Or, les banques parviennent à doter la majorité de leurs clients de ces bouquets de services.
Dans le cas du profil moyen couple de clients avec un plan d'épargne en actions, le coût d'utilisation des services augmente légèrement de 0,29%, de 159 à 203 euros environ. L'achat des services à la carte reste aussi plus intéressant dans la moitié des établissements qui ont fait l'objet de l'enquête.
Quant au couple de boursicoteurs, c'est lui qui subit la plus forte inflation en 2011, avec une hausse de 1,79%. Les packages s'avèrent en revanche plus avantageux, le coût des services passant de 574 euros à la carte contre 562 euros avec un forfait.

jeudi 27 janvier 2011

Opportunité historique sur les valeurs de rendement (sources AOF)

En résumé, les grandes capitalisations boursières européennes offrent des perspectives de rendement intéressantes compte tenu de leur récente restructuration , de leur positionnement et  de leur sous valorisation actuelle.


"Le rebond entamé à compter du 9 mars 2009 a bien entendu profité en priorité aux sociétés cycliques (industrielles et financières). Durant les premiers mois de ce rebond (jusque fin 2009), les valeurs de rendement ont accumulé une décote injustifiée ; l'année 2009 a vu se poursuivre l'écartement des valorisations pour atteindre plus de 15% de performance pour le MSCI Europe Growth, contre une performance nulle pour le MSCI Europe Value", note Edmond de Rothschild AM.

"En parallèle, l'écart de performance se creuse entre les grandes et les petites/moyennes capitalisations : depuis fin 2009, le CAC40 sous-performe le CAC Mid&Small 190 de plus de 21 points. Cet écartement semble intenable dans la durée, et justifie une surpondération de la thématique rendement/grandes capitalisations/valeurs décotées, afin de profiter d'une revalorisation en 2011, pour ces sociétés présentant à la fois une décote sur le marché, une volatilité inférieure, et des fondamentaux de qualité."

"Le rebond des marchés de plus de 80% depuis le point bas du 9 mars 2009 s'est construit sur une reprise de l'activité des sociétés cycliques (automobile, chimie, industrie, ...), dynamisées par des décisions gouvernementales (plans de relance, prime à la casse), ainsi que par une croissance émergente toujours solide. Le contrecoup de cette politique budgétaire expansionniste s'est matérialisé par la crise souveraine de la zone euro, qui, depuis une année, inquiète régulièrement les marchés actions et du crédit souverain."

"Outre l'inquiétude financière des porteurs de dette des pays périphériques, cette crise rappelle le besoin d'assainissement des comptes publics, et ses conséquences sur la croissance économique pour les années à venir : hausse de la fiscalité, baisse de l'emploi et des investissements publics, susceptibles de peser durablement sur les deux composantes principales de la croissance, la consommation et l'investissement privé."

"Par ailleurs, une revalorisation du risque de crédit souverain et un effet d'éviction de la sphère publique pourraient provoquer une hausse des taux longs, préjudiciable aux sociétés endettées, ainsi qu'à la croissance économique."

"Néanmoins, ces risques ne doivent pas occulter trois éléments favorables et déterminants des marchés actions : une valorisation raisonnable, à 11,3x les résultats estimés du Stoxx600 en 2011 (croissance attendue à +17%, soit un PE implicite de 13,2x pour une croissance nulle en 2011) ; une excellente santé financière des entreprises européennes : le travail de restructuration des bilans en 2009 (notamment sur les BFR) a permis de réduire fortement l'endettement des entreprises non financières (ratio dette nette/Ebitda à 1,5x en 2008, et 1,1x attendu pour 2011) ; une excellente santé opérationnelle après un travail en profondeur sur l'outil de production : les marges d'Ebitda sont positionnées, dès le début de cycle, au niveau du point haut du cycle des années 90 (~12%, déjà en avance de 2 points sur le point de départ du cycle de 2002)."

"Outre ces trois opportunités majeures, on peut également citer des éléments favorables, comme la plus grande diversification géographique des sociétés européennes (jusqu'à 50% des chiffres d'affaires des sociétés hollandaises ou britanniques sont réalisés en dehors de l'Europe, notamment dans les pays émergents, 33% pour les Françaises), leur permettant une plus grande stabilité de leur croissance, sur des niveaux structurellement supérieurs à ceux des pays développés."
 
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mercredi 26 janvier 2011

Du changement dans le PEL (source lexpansion.com)

Un article, basé sur des questions/réponses, qui résume assez bien la nouvelle mouture du Plan d'Epargne Logement. A retenir que cette nouvelle version ne révolutionnera pas l'épargne des futurs titulaires de ce produit. Les conditions de rémunération nette de l'épargne associées au taux du prêt éventuellement consenti ne procurent pas d'avantages déterminants.


Le nouveau mode de calcul du taux de rémunération du plan épargne logement (PEL) vient d'être publié au Journal officiel, avant son entrée en vigueur le 1er mars. Le but : redonner de l'attrait à un placement dont l'encours a baissé de 22% depuis 2005. La ministre de l'Economie Christine Lagarde avait prévu dès novembre une réforme du PEL. A l'arrivée, les changements restent modestes.

Comment sera calculée la nouvelle rémunération ?
Fini le taux fixe déterminé chaque année par un arrêté des ministres de l'Economie et du Logement. La nouvelle méthode de calcul prendra en compte les taux sans risque du marché monétaire européen -dits "swap"- à échéance 2, 5 et 10 ans. Plus précisément, la formule intègrera 70% du taux swap à 5 ans et 30% du taux à 10 ans, minoré du taux à 2 ans.

Et en cas de chute de ces taux ?
Pour garantir la rémunération du PEL même lorsque les taux européens baissent, le gouvernement a prévu un plancher : le taux d'intérêt ne pourra pas descendre en-dessous de 2,5%.

Les épargnants vont-ils y gagner ?
La réforme promettait de rendre le PEL plus séduisant mais le résultat dépendra de l'évolution des taux obligataires en 2011. Si la formule était appliquée aujourd'hui, compte tenu du faible niveau des taux d'intérêt, le taux serait de 2,34%. Le plancher de 2,50% s'appliquerait donc, soit la même rémunération que celle en cours depuis 2003.
Le ministère de l'Economie affirme lui que le taux du PEL aurait été supérieur en moyenne de 0,4 point si la nouvelle formule avait été appliquée ces dix dernières années. "Si les taux d'intérêt de long terme remontent à l'horizon de quatre ou cinq ans, l'impact sera vraiment positif pour les épargnants. Le PEL deviendra un vrai concurrent du Livret A qui est lui indexé sur des taux de court terme et l'inflation", commente Robert Marti, associé aux Cahiers de l'Epargne/Pair Conseil. Depuis 2000, le PEL a connu sa plus forte rémunération entre 2000 et 2003 avec 3,37%.

Quand seront revus les taux ?
La Banque de France publiera tous les ans par voie d'arrêté le nouveau calcul qui s'appliquera aux PEL ouverts pendant l'année en question, et ce pour toute leur durée.

L'imposition reste t-elle la même ?
Non. Sur le principe, les intérêts du PEL restent exonérés d'impôts mais soumis aux prélèvements sociaux. Mais au lieu de l'être à la clôture du plan ou au bout de 10 ans, ils le seront tous les ans, dès la première année de son ouverture. Pour l'épargnant, la rémunération sera un peu moindre chaque année mais reste la même au final. L'Etat dispose lui de recettes plus régulières.

Que devient la prime d'Etat ?
La prime versée lorsque le PEL est dédié à un projet immobilier sera limitée pour recentrer encore le placement vers l'accession à la propriété : elle ne sera accordée que si l'épargnant souscris un prêt d'au moins 5000 euros. Son plafond sera de 1525 euros pour l'acquisition ou la construction d'un logement respecteux de l'environnement, et de seulement 1000 euros dans le cas contraire. "C'est le seul bémol de la réforme, observe Robert Marti. Mais certains ménages en profiteront peut-être pour ouvrir des PEL avant le mois de mars... ce qui permettra aussi de redynamiser la collecte".

Le taux du prêt va t-il changer ?
Les taux d'intérêt de l'emprunt obtenu grâce à l'épargne du PEL restent par contre inchangés : on ajoute 1,7 point au taux d'intérêt, soit un taux minimum de 4,20%. C'est au-dessus de la moyenne des taux de crédit immobilier, exceptionnellement bas depuis l'été, à 3,29% en décembre selon l'Observatoire Crédit Logement-CSA. "Ce n'est pas le plus intéressant mais c'est une façon de se couvrir contre une probable hausse des taux de crédit à venir", note Robert Marti.

Tous les PEL sont-ils concernés par ces changements?
Non, puisque la réforme ne s'applique qu'aux PEL ouverts après son entrée en vigueur, soit le 1er mars 2011.

lundi 24 janvier 2011

Assurance vie : quelle répartition et quels supports choisir ?

Soyons tout d'abord très clair sur cette question : il n'existe pas de répartition idéale ! En effet, plusieurs paramètres doivent être impérativement pris en compte et pondérés selon votre situation.
Ces paramètres sont :
  • Votre âge
  • Votre horizon de placement
  • Vos objectifs de rentabilité
  • Votre capacité à épargner régulièrement
  • Votre patrimoine actuel (vos autres placements / investissement)
  • Votre sensibilité au risque
Prenons deux exemples simples :
1. Vous épargnez depuis plusieurs années dans un contrat de type assurance vie et vous souhaitez vous constituer un complément de revenus pour votre retraite qui arrivera dans quinze ans. Dans ce cas précis, une exposition plus marquée sur les marchés boursiers doit être envisagée. La répartition entre les actifs sécurisés (fonds euro) et les actifs plus risqués (unités de compte) dépendra principalement de votre sensibilié au risque et de vos souhaits de rentabilité.
2. Vous êtes à moins de cinq ans de la retraite et l'épargne en compte de votre assurance vie est importante. Dans ce cas, pas de calculs complexes, ni de théorèmes compliqués à appliquer : il faut sécuriser ! En effet, un retournement brutal des marchés vous serait préjudiciable et vous n'aurez pas le temps matériel pour reconstituer votre capital. A moins que vous n'ayez pas besoin de votre épargne avant plusieurs années...

Il existe bien sûr, une combinaison infinie de situations.

L'importance de l'investissement régulier
On ne le répètera pas assez : pour éviter les mauvaises surprises, il est très important d'épargner régulièrement. Le lissage des investissements permet non seulement de minimiser les effets néfastes des baisses de marché mais surtout il permet de se constituer un capital significatif de manière "indolore".

Quels supports choisir ?
Dans la plupart des contrats (assurance vie, épargne retraite...), il existe de nombreuses formules plus ou moins sophistiquées vous permettant d'investir sur différents supports sans être un spécialiste financier. Parmi les formules les plus pertinentes, celles dont la répartition des actifs varie en fonction de l'âge de l'épargnant rencontrent un bon succès. En fait, plus vous vieillissez, plus votre épargne est sécurisée et cela sans intervention de votre part. Selon les assureurs, ce type de formules se nomment gestion évolutive, gestion par horizon...

Si vous souhaitez sélectionner vous-même vos supports sans passer par une formule proposée par l'assureur, vous devez veiller à ne pas mettre tous vos oeufs dans le même panier. Une récente analyse réalisée par notre cabinet, consistant à prendre la moyenne des suggestions de plusieurs gestionnaires de fonds, donne les résultats suivants pour une stratégie d'investissement dite "équilibrée" :
  • Fonds euro / Marché obligataire : 50%
  • Actions France : 15%
  • Actions zone Euro : 10%
  • Actions Amérique du Nord : 10%
  • Actions marchés émergents : 10%
  • Actions Europe (hors zone Euro) : 5%

D'autres critères de diversification
La stratégie précédente est uniquement basée sur un critère géographique. Vous pouvez bien entendu, et c'est une vision que prônent certains gestionnaires, choisir d'investir selon un critère sectoriel ou mêlant plusieurs catégories d'actifs. Par exemple, voici une synthèse de ce qui est proposé par quelques spécialistes :
  • Industrie : 15%
  • Financières : 15%
  • Energie : 15%
  • Technologie : 15%
  • Bien de consommation, services : 15%
  • Santé : 10%
  • Immobilier : 10%
  • Or, matières premières : 5%
Comme vous le voyez, vous avez le choix et finalement tout peut vite se compliquer. Il existe d'ailleurs bien d'autres critères comme la taille et l'ancienneté des sociétés (de la startup à la multinationale).

Quoi qu'il en soit, pour obtenir de bon résultats, c'est à vous de déterminer la stratégie à adopter, si possible assisté par un professionnel, et surtout ne soyez pas tenté de changer de cap trop souvent. Les émotions ponctuelles sont rarement vos alliées. C'est sur le long terme que les performances se réalisent.

vendredi 21 janvier 2011

Le patrimoine des Français a doublé en 10 ans

Le patrimoine des Français représente aujourd'hui huit fois leurs revenus annuels, ce qui les situent au-dessus des Allemands et des Américains mais en dessous des Britaniques.
Principalement investi dans la pierre (placement de coeur) et en assurance vie (recherche d'une fiscalité attrayante), ce patrimoine a largement bénéficié de la montée de l'immobilier durant cette dernière décennie, ce qui n'a d'ailleurs pas favorisé l'accession à la propriété des jeunes ménages. L'immobilier représente 61% du patrimoine des Français. Les spécialistes s'accordent à dire que, étant aujourd'hui dans un cycle haut concernant l'immobilier, en phase de rattrappage sur les marchés boursiers et en phase descendante sur les marchés obligataires, il paraît bien difficile de prédire comment évoluera la richesse des Français dans les dix ans à venir.
Les futures réflexions du gouvernement sur la taxation du patrimoine, notamment concernant les résidences principales et secondaires arrivent à un moment très opportun !

jeudi 20 janvier 2011

Les 5 règles d'or de l'investisseur

Règle 1 : Définissez vos objectifs par priorité

Il existe mille et une motivations à l'acte d'épargne : préparer votre retraite, valoriser un capital, transmettre votre patrimoine, financer les futures études de vos enfants, et bien d'autres encore.
Il serait bien sûr trop simple de n'avoir qu'un seul objectif ! Il faut donc, après les avoir définis, les prioriser et déterminer celui ou ceux qui vont faire l'objet d'un investissement.


Règle 2 : Déterminer votre horizon de placement idéal
Votre horizon de placement est indissociable des objectifs que vous vous êtes fixés. Il correspond à la date à laquelle vous souhaitez matéraliser votre projet et percevoir le fruit de votre épargne.

De la combinaison de votre objectif et de votre horizon de placement, vous pourrez déterminer la performance attendue de votre investissement sur sa durée.

Pour atteindre cette performance, il vous faudra tenir compte de votre capacité d'épargne et ainsi définir vers quel type de placement (sécuritaire, dynamique, etc.) vous orienter.


Règle 3 : Définissez votre profil de risque
Votre profil de risque correspond à votre capacité à accepter les fluctuations des marchés pendant la constitution de votre épargne.

Il est à rapporter du type de placement "naturel" que vous avez détecté en déterminant vos objectifs et votre horizon de placement.

Les placements qui ont les meilleures perspectives de rentabilité à long terme sont ceux qui ont les fluctuations les plus importantes à cort terme.

Dès lors, deux cas de figure :
  • votre profil correspond au type de placement requis : c'est le cas idéal
  • votre profil est plus offensif ou plus prudent que celui correspondant à votre placement : vous devez éventuellement revoir vos objectifs de performances ou adapter votre horizon de placement... ou ne rien modifier !

Règle 4 : Maintenez votre objectif initial
Une fois votre objectif, votre horizon de placement et votre profil de risque déterminés, vous pouvez investir.

Pendant la constitution de votre épargne, nombreuses sont les sirènes qui pourront vous inviter au gré des fluctuations des marchés, à modifier fréquemment votre investissement, allant vers plus de sécurité, plus de dynamisme, puis de nouveau plus de sécurité,... mais pas nécessairement au bon moment !
Maintenir votre objectif initial sur la durée est le meilleur moyen de l'atteindre.

Et vouloir à tout prix éviter les baisses, c'est prendre le risque de ne pas capter les hausses.


Règle 5 : Lissez vos investissements
Lorsque vous investissez sur des supports financiers, il existe un risque de fluctuations, parfois importantes.

Si le maintien de votre objectif initial reste une règle incontournable, il existe un moyen supplémentaire d'optimiser votre épargne :

Investir régulièrement (ou en plusieurs fois), permet de limiter l'influence des aléas des marchés.

En d'autres termes, les investissements réguliers lissent le "prix d'achat" et diminuent mécaniquement les risques d'acheter au plus mauvais moment.

Cette règle trouve sa parfaite illustration en période de forte volatilité des marché.

mercredi 19 janvier 2011

Que signifie "Protection Financière" pour un particulier ?

Dans la vie, aussi bien personnelle que professionnelle, il y a les optimistes et les pessimistes. On peut également se situer entre les deux (les réalistes ?), selon l'humeur ou les événements.
L'objet de ce billet n'est pas de verser d'un côté ou de l'autre mais de faire prendre conscience que finalement chacun est libre de choisir le niveau de sa protection personnelle selon son envie et sa situation.

Tout d'abord, accepteriez-vous de racheter à vos frais une nouvelle demeure si votre maison était détruite ? Certainement pas et d'ailleurs vous êtes probablement bien protégé contre ce type de sinistre. De même pour votre véhicule, voire pour vos biens les plus précieux.

Mais vous en tant que personne, êtes-vous protégé ?
La réponse a cette question est difficile car de nombreux paramètres sont à prendre en compte : situation familiale, profession, âge, état de santé, patrimoine... Seule une étude fiable et précise vous permettra de bien mesurer votre niveau de couverture face aux aléas de la vie.

Et puis, il y a l'avenir. Que se passera-t-il dans 5, 10, 20 ans ? Difficile... Autant il peut être relativement aisé d'identifier ses besoins immédiats mais dans 20 ans ?

Nul n'est devin mais tout le monde doit être capable de mesurer les conséquences (heureuses ou non) d'événements (maîrisés ou non) pouvant se produire dans son existence. Une échéance à laquelle tout le monde aspire est par exemple d'arriver à la retraite en pleine forme et avec les moyens de la vivre à 100%. Cela passe par des étapes incontournables : constitution d'un patrimoine (pour certain ce sera l'acquisition de sa résidence principale), estimation de sa future retraite avec possibilité d'épargner pour améliorer ses revenus, se protéger en cas de coup dur pour éviter de puiser dans le patrimoine etc.

Des choix stratégiques
Il existe de nombreuses opportunités pour arriver à ses fins mais nous devons sans cesse arbitrer selon des priorités incontournables. Il est possible de hiérarchiser ces priorités (du plus urgent au moins urgent) :
  1. Protection de la personne : se protéger financièrement contre l'incapacité de travail, la maladie, l'invalidité, le décès (pour ses proches)...
  2. Financement de ses projets immédiats : installation dans la vie active ou changement de statut professionnel par exemple.
  3. Epargne : se constituer une épargne de précaution puis de long terme.
  4. Développer son patrimoine comme l'achat de la résidence principale ou à travers d'autres supports d'investissement.
  5. Préparer sa retraite : épargner régulièrement et le plus tôt possible pour bénéficier de revenus complémentaires confortables le moment venu.
  6. Enfin, prévoir la transmission de son patrimoine selon ses volontés et sa situation familiale.
Comme vous le voyez, le programme est complexe ! Mais rassurez-vous, c'est faisable. Il y a du temps devant soi et bien souvent le fait d'initier une des étapes décrites ci-dessus, même modestement, permet d'atteindre ses objectifs plus facilement à moyen-long terme.

Avant toute chose, comme cela a été évoqué plus haut, il convient d'effectuer un bilan précis de votre situation qui sera réactualisé régulièrement pour affiner vos priorités et sécuriser votre situation.

mardi 18 janvier 2011

Rendements Assurance Vie (suite) : de l'importance des PPE



Que signifie PPE ? Réponse : Provision pour Participation aux Excédents.


La PPE est une donnée très importante pour juger le rendement du fonds en euros (sécurisé) d'un contrat d'assurance vie dans la durée.
En effet, les assureurs ont dans l'obligation de reverser à leurs adhérents une très grande partie des profits générés par un contrat. De ce fait, un assureur peut très bien "mettre de côté" une petite partie des bénéfices pour les redistribuer les années suivantes et ainsi maintenir un rendement acceptable si les rendements viennent à baisser.


C'est justement dans cette période de baisse actuelle des rendements que la fameuse PEE prend tout son sens. Certains assureurs n'ont jamais provisionné de réserve (ex : Afer, référence bien connue dans l'assurance vie) et risquent de connaître des baisses très sensibles de leurs contrats dans les années qui viennent.


Sans préjuger de l'avenir, il convient de bien analyser cette donnée qui représentera sans aucun doute un élément très important pour les rendements futurs et, dans ce type de placements, ce qui compte c'est la durée !

lundi 17 janvier 2011

Les plus-values immobilières de la résidence principale bientôt taxées ? (source lexpansion.com)

Un sujet qui pourrait être explosif ! Taxer les plus-values liées à la revente de sa résidence principale serait une décision au moins aussi contreversée que la question de l'ISF. Les partisans de cette solution argumentent que cela permettrait de régler le problème des "riches" propriétaires n'ayant pas de revenus élevés et ne tirant aucun revenu de leur résidence principale (le syndrome du retraité de l'Ile de Ré), en contrepartie bien sûr de la suppression de l'ISF. Les opposants à cette taxation craignent fortement que ce type de mesure ne fasse que renforcer la sédentarité des Français et donc nuise à l'emploi. En effet, les statistiques montrent que les locataires, du fait de leur mobilité, trouvent en moyenne un emploi trois fois plus vite que les propriétaires. Le débat ne fait que commencer...


Interrogée lors de ses voeux à la presse sur l'idée de taxer les plus-values immobilières sur la résidence principale, évoquée la veille par Nicolas Sarkozy, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a répondu que c'était une des pistes envisagée. "Aucune piste ne sera écartée dans le cadre des travaux sur la fiscalité du patrimoine, celle là en sera une", a-t-elle déclaré. Cette imposition existe déjà mais pas dans le cas de bénéfices liés à la vente d'une résidence principale.
La ministre a rappelé que le chef de l'Etat l'avait chargée, avec le ministre du Budget, François Baroin, "d'examiner la suppression éventuelle du bouclier fiscal et de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)". Nicolas Sarkozy a répété jeudi qu'il trouvait "plus logique" de taxer les revenus du patrimoine que de taxer la détention du patrimoine. "Il nous a également recommandé de le faire dans une neutralité budgétaire totale", a-t-elle insisté. Donc il va falloir faire les comptes et cibler que sera le plus efficace."
Christine Lagarde et François Baroin se réuniront mardi avec des parlementaires pour une première réunion de travail sur le sujet.

jeudi 13 janvier 2011

Cinq questions sur la baisse du rendement de l'assurance-vie (source lexpansion.com)

A retenir : les taux des fonds sécurisés vont mécaniquement baisser et la plupart des assureurs seront dans l'obligation dès cette année de revenir à des rémunérations plus "normales" de ces fonds, ce qui va fortement limiter les effets néfastes des taux d'appels artificiels de courte durée pour capter de nouveaux clients. La décote des actions permet aujourd'hui d'envisager une exposition d'une partie (raisonnable) de son portefeuille sur les marché boursiers de façon à doper le rendement sur le long terme. Outre les avantages fiscaux qu'elle procure, l'assurance vie demeure un placement performant par rapport aux livrets réglementés comme le livret A. L'immobilier est un concurrent sérieux à l'assurance vie mais dans le contexte actuel le phénomène de bulle n'est pas à exclure et paradoxalement la pierre pourrait finalement se révéler être un actif plus risqué que les actions dans les prochaines années.



Le rendement des assurances-vies servi en 2010 ne dépassera pas 4% pour la plupart des assureurs. La collecte pourrait s'en ressentir, mais pas au point de menacer le statut de placement préféré des Français. Philippe Crevel, économiste au cercle des épargnants, explique pourquoi.

La rémunération de l'assurance-vie est moins rentable. Comment expliquez-vous la baisse de son rendement?
Il y a plusieurs facteurs explicatifs. D'abord, le contexte économique est marqué par de faibles taux d'intérêt et une inflation basse. De facto, cela à des incidences sur le rendement servi. Les obligations d'Etat les plus rémunératrices sont arrivées à échéance et les nouvelles sont moins performantes, compte tenu de ces taux bas et d'une inflation limitée. Ainsi, les taux sur les emprunts d'Etat allemands - le Bund - ont été de 2,30% à dix ans en 2010 et de 3,3% environ en France. C'est peu et cela entraîne mécaniquement une baisse de rendement. Economiquement, c'est assez logique.
Cependant, cette situation n'est pas nouvelle. Les taux sont bas depuis 2008/2009 et l'inflation est contenue depuis plus de 10 ans. Cela signifie quecertains assureurs ont surement puisé dans leurs fonds de réserve les années précédentes pour servir des taux supérieurs à 4%. Aujourd'hui, ces réserves sont moindres et la baisse du rendement est devenue indispensable. D'ailleurs, ces réserves sont désormais taxées par l'Etat et l'autorité de régulation veille à leur bonne utilisation.
Avec un encours global de plus de 1300 milliards d'euros, l'assurance-vie est le produit d'éparge préféré des français. La chute du rendement peut-elle remettre en cause cette prédominance?
42% des ménages ont une assurance-vie, c'est le coeur de l'épargne française. On s'accorde pour dire que le taux d'épargne devrait se situer autour de 16% cette année (15,7% à 16,2%), c'est-à-dire à un niveau toujours élevé. Le rendement du livret A pourrait passer à 2% mais il restera en-deçà de celui de l'assurance-vie. Il n'y a pas de raisons que cela change. Les Français, tout comme leurs voisins allemands, développent une véritable allergie au risque. Ils ne se tournent pas vers le marché des actions. Pourtant, la bourse de Paris est en retard par rapport aux autres places financières et il est fort probable que des gains substantiels puissent y être faits.
Un rendement plus faible pourrait avoir des conséquences sur la collecte pour 2011?
Effectivement, cela dépendra du revenu disponible des ménages, qui pourrait être impacté, et du rendement de l'assurance-vie. La collecte pourrait diminuer même si le niveau d'épargne devrait limiter la baisse. Le phénomène du rachat des contrats fait aussi partie des interrogations : il a augmenté de 8% en an. La hausse de l'immobilier rend l'investissement dans la pierre compétitif et peut détourner les épargnants de l'assurance-vie.
Les assureurs, pour continuer à servir un rendement attractif, se tournent-ils vers des produits plus risqués?
Les épargnants privilégient toujours les fonds en euros et ce à hauteur de 85%. Les contrats en unité de compte, qui sont investis en actions, ne représentent donc qu'une faible proportion. Or, la reprise boursière offre des perspectives de bons rendements. Les assureurs peuvent aussi se tourner vers les obligations souveraines "à risques", comme celles du Portugal, de l'Espagne ou encore de l'Irlande. La garantie de l'assurance-vie, c'est sa souplesse. Il va falloir diversifier les portefeuilles pour préserver un taux de rendement acceptable.
Au final, quel rendement peut-on escompter pour 2011?
Il est encore trop tôt pour avoir une projection précise mais un taux de rendement autour de 3,5-3,6% paraît probable.

Hausse des prix de l'immobilier de 20,3% à Paris (article intéressant de "Tout sur l'immobilier")

Le courtier en transactions immobilières estime que l'immobilier parisien est entré dans une bulle spéculative fin 2010.

La flambée se confirme. Dans son dernier baromètre, le courtier en transaction immobilière MeilleursAgents.com affirme que les prix dans l'immobilier ancien à Paris intra-muros ont grimpé de 20,3% entre janvier et décembre 2010. Il constate que le prix moyen du mètre carré dans la capitale a atteint 7 572 euros. 

« Nous avons constaté la formation d'une bulle anxieuse » tout au long de l'année estime le courtier. « Dans un contexte général de peur de l'avenir, la pierre a retrouvé, au même titre que l'or, son statut de valeur refuge. » 

Cependant, cette « bulle semble devenue spéculative ». Les vendeurs « anticipent maintenant la poursuite du mouvement en 2011. Depuis octobre 2010, les prix affichés dans les annonces augmentent sensiblement plus vite que les prix auxquels les ventes se font réellement. Les négociations de prix sont donc plus importantes et les délais de vente de baissent plus à Paris et s'allongent même en petite et grande couronne. » 

Et MeilleursAgents.com de mettre en garde les vendeurs trop gourmands : « Plus forte sera la hausse en 2011, plus dure sera la chute. L'immobilier est comme les arbres, il ne monte pas jusqu'au ciel. Plus que jamais, nous conseillons aux vendeurs de proposer leur bien à des prix élevés mais sans spéculer sur une hausse future. » 

 
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La dépendance : un risque de plus en plus préoccupant

L'ouverture du débat sur la dépendance va bientôt battre son plein. En effet, le vieillissement de la population (aujourd'hui on "gagne" 1 trimestre de vie tous les ans) va obliger les futurs gouvernements à prendre très au sérieux le problème de l'assistance aux personnes âgées.

Un chiffre : en région parisienne, le coût d'une dépendance peut atteindre de 3000 à 3500€ par mois, selon l'établissement d'accueil, voire même pour un maintien à domicile avec assistance de tierces personnes. Qui peut ou pourra se permettre une telle dépense sachant que les pensions des futurs retraités vont baisser (cf. article précédent dédié à ce sujet) ? L'état ne le pourra pas, au même titre qu'il ne pourra pas améliorer les retraites de base.

Pour pallier ce problème, des solutions existent. Elles passent évidemment par une prise de responsabilité de tous ceux qui souhaitent vieillir sereinement sans que leurs enfants (s'ils le peuvent) soient obligés de subvenir à leurs besoins.

Pourquoi est-il urgent de préparer sa retraite (ce que l'on ne vous a pas encore dit) ?

A ce rythme, le régime général va dans le mur. En effet, le seul recul de l'âge de la retraite (2 ans) ne suffira pas. Pour équilibrer les comptes avant 2030, il faudra en plus, dans une conjoncture "normale", augmenter les cotisations de 5,6% et diminuer les pensions de 8,7%. Impossible politiquement ? Ce sera pourtant inévitable...

Le pire, et qui n'a pas encore été vraiment évoqué dans les média, réside dans le fait que les régimes complémentaires (ARRCO pour les salariés et AGIRC pour les cadres) subissent depuis 10 ans une dégradation telle que les prestations retraites ont un rendement diminué de plus de 30% durant cette même période, tout simplement parce que les coûts d'achat des points ARRCO et AGIRC ne cessent d'augmenter (45% depuis 1993) alors que leur valeur n'augmentent quasiment pas (10% sur la même période), d'où la chute irrémédiable des futures pensions de retraite des régimes complémentaires.

Paradoxalement, ceux qui s'en sortiront le mieux, ce seront les non-salariés qui, ayant toujours eu des régimes obligatoires peu performants, cotisent de façon individuelle et régulière pour leur future retraite.

Conclusion : quel que soit votre régime, constituez-vous votre propre caisse de retraite avant d'être rattrapé par le temps et de finir par être obligé de vous mettre au régime !