Un sujet qui pourrait être explosif ! Taxer les plus-values liées à la revente de sa résidence principale serait une décision au moins aussi contreversée que la question de l'ISF. Les partisans de cette solution argumentent que cela permettrait de régler le problème des "riches" propriétaires n'ayant pas de revenus élevés et ne tirant aucun revenu de leur résidence principale (le syndrome du retraité de l'Ile de Ré), en contrepartie bien sûr de la suppression de l'ISF. Les opposants à cette taxation craignent fortement que ce type de mesure ne fasse que renforcer la sédentarité des Français et donc nuise à l'emploi. En effet, les statistiques montrent que les locataires, du fait de leur mobilité, trouvent en moyenne un emploi trois fois plus vite que les propriétaires. Le débat ne fait que commencer...
Interrogée lors de ses voeux à la presse sur l'idée de taxer les plus-values immobilières sur la résidence principale, évoquée la veille par Nicolas Sarkozy, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a répondu que c'était une des pistes envisagée. "Aucune piste ne sera écartée dans le cadre des travaux sur la fiscalité du patrimoine, celle là en sera une", a-t-elle déclaré. Cette imposition existe déjà mais pas dans le cas de bénéfices liés à la vente d'une résidence principale.
La ministre a rappelé que le chef de l'Etat l'avait chargée, avec le ministre du Budget, François Baroin, "d'examiner la suppression éventuelle du bouclier fiscal et de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)". Nicolas Sarkozy a répété jeudi qu'il trouvait "plus logique" de taxer les revenus du patrimoine que de taxer la détention du patrimoine. "Il nous a également recommandé de le faire dans une neutralité budgétaire totale", a-t-elle insisté. Donc il va falloir faire les comptes et cibler que sera le plus efficace."
Christine Lagarde et François Baroin se réuniront mardi avec des parlementaires pour une première réunion de travail sur le sujet.